Des dizaines de militaires ont été arrêtés

Les autorités turques ont arrêté vendredi, plusieurs dizaines de militaires soupçonnés d’être liés au prédicateur Fethullah Gülen, bête noire d’Ankara, qui l’accuse d’avoir orchestré une tentative de coup d’État en 2016. Ils s’ajoutent aux plus de 55 000 personnes déjà arrêtées et aux 140 000 limogées ou suspendues.

Selon l’agence de presse étatique Anadolu, le parquet d’Ankara a émis des mandats d’arrêt visant 87 anciens sous-officiers rattachés au commandement de l’armée de l’Air, dont 41 ont été interpellés dans la matinée. Par ailleurs, le procureur général d’Istanbul a émis des mandats d’arrêt contre 41 gendarmes, des officiers ou sous-officiers pour la plupart, a rapporté Anadolu.

Ces militaires sont soupçonnés d’être liés au mouvement du prédicateur Gülen, un ancien allié du président Recep Tayyip Erdogan qu’Ankara accuse d’avoir ourdi la tentative de putsch du 15 juillet 2016. Fethullah Gülen, qui réside aux États-Unis depuis une vingtaine d’années, nie toute implication dans le coup de force.

Purges importantes

Depuis le coup d’État manqué, les autorités turques ont lancé des purges d’une ampleur sans précédent. Et ces arrestations ne semblent pas faiblir, avec de nouveaux coups de filet annoncés chaque semaine ou presque. Mardi, les autorités turques ont ainsi émis des mandats d’arrêt contre près de 300 personnes soupçonnées d’être des partisans de Fethullah Gülen.

Au-delà des personnes liées, ou soupçonnées de l’être, au mouvement de ce prédicateur, les purges ont également visé des opposants pro-kurdes et des médias critiques, suscitant les critiques des pays européens et d’organisation de défense des droits de l’homme.

(L’essentiel/afp)