Coupe du monde de foot féminin : que valent les adversaires des Bleues ?

Le football français rêve de voir ses deux équipes majeures championnes du monde, en même temps. Après les garçons en 2018, les filles peuvent le devenir, à domicile, à l’été 2019. Pour cela, les Françaises, entraînées par Corinne Diacre, devront d’abord se qualifier en passant la phase de groupe. « C’est un groupe relevé. Quand on voit les 23 autres équipes, je ne m’attendais pas à autre chose. », confie Corinne Diacre au micro de TMC suite au tirage au sort.

La Corée du Sud : peu jouée dans l’histoire

La France n’a défié que deux fois les Coréennes en Coupe du monde. Pour deux succès. La première fois, l’équipe de France avait décroché, face à la Corée du Sud, son premier succès dans un Mondial, en 2003. La deuxième rencontre, c’était il y a quatre ans en huitième de finale de la Coupe du monde 2015. Les Françaises s’étaient imposées 3-0.

Aujourd’hui, la Corée du Sud pointe au 14e rang du classement de la FIFA. En 2018, les Coréennes n’étaient pas sorties de leur poule lors de la Coupe d’Asie. Mais la sélectionneuse de l’équipe de France, Corinne Diacre, se méfie : « Elles restent sur deux nuls contre le Japon assez probants (NDLR : championne du monde en 2011 et vice-championne en 2015). C’est une équipe costaude. Les équipes asiatiques sont toujours difficiles à manœuvrer. »

À noter que ce France-Corée du Sud sera le match d’ouverture, programmé le 7 juin 2019 au Stade de France. « Il faudra directement rentrer dans la compétition » a affirmé, sur le plateau de TMC, l’internationale Gaëtane Thiney.

La Norvège sans la Ballon d’Or

Les Françaises affronteront la Norvège, équipe championne du monde en 1995, le 12 juin à Nice. Mais les Grasshoppers seront sans doute privées de leur atout majeur : Ada Hegerberg. Récemment élue Ballon d’Or féminin, la première de l’histoire, l’attaquante de l’Olympique Lyonnais a annoncé ne pas vouloir participer à la Coupe du monde 2019. La meilleure buteuse de la D1 féminine, la saison passée, boude la fédération norvégienne, qu’elle juge trop amatrice et pas assez engagée auprès du football féminin. Malgré sa possible absence, Corinne Diacre juge cette équipe toujours compétitive : « Elles se sont qualifiées en finissant premières de leur groupe ».

Actuellement, la Norvège se trouve à la 13e place du classement FIFA, mais n’obtient plus de résultats probants depuis quelques années. À la Coupe du monde 2018, les Scandinaves ont été sorties en huitième de finale. Lors de l’Euro 2017, elles n’avaient même pas passé la phase de groupes. Sur les neuf derniers matches face aux Bleues, la Norvège ne s’est pas imposée une fois.

Le Nigéria : en pleine forme

Le Nigéria est assurément le pays africain le plus performant du football féminin. Le 1er décembre dernier, les Nigérianes ont décroché leur onzième titre lors de la Coupe d’Afrique des nations. Ce qui fait d’elles les triples championnes en titre de la CAN. En revanche, elles n’ont obtenu qu’une seule fois leur qualification en huitième de finale de la Coupe du monde, en sept participations (en 1999).

Le Nigéria est donc une place forte du football en Afrique, mais peine à s’exporter au niveau planétaire. Toutefois, cette équipe occupera le rôle du poil à gratter, en raison de leur jeu physique. « Ce sont des filles très agressives, qui, dans les contacts font mal. Il ne faut pas avoir peur. C’est une équipe qui commence à prendre de l’expérience », note Gaëtane Thiney.

Au classement de la FIFA, les Super Falcons sont les moins bien classées du groupe. Elles se placent à la 39e place. La rencontre aura lieu le 17 juin à Rennes.