Coupe de France. La nuit magique du Stade Pontivyen

Les joueurs du Stade Pontivyen ont réussi le coup parfait face à Avranches.
Les joueurs du Stade Pontivyen ont réussi le coup parfait face à Avranches. (Bruno PERREL)

En souffrance en championnat, le Stade Pontivyen a écrit, samedi au Faubourg de Verdun, l’une des plus belles pages de son histoire en prenant logiquement le dessus (1-0) sur une équipe d’Avranches, qui évolue pourtant deux divisions plus haut (N1). Les Pontivyens se sont ainsi invités en 32es de finale de la Coupe de France pour la deuxième fois après… 1953 !

« Je leur ai dit vendredi que le groupe arrivait à maturité pour réaliser un exploit. C’est ma plus grosse émotion dans le football. Eliminer une Nationale 1 comme ça… En faisant, en plus, un match parfait, à l’exception des cinq premières minutes »., disait, ému et aux anges, Philippe Le Brun, l’entraîneur pontivyen. Aux anges car Pontivy aime la Coupe de France. Et la Coupe de France aime Pontivy. Samedi soir, il régnait une atmosphère de fête incroyable dans un Faubourg de Verdun habitué, pour ce genre de rendez-vous, à de plus importantes affluences (un petit millier de spectateurs) mais tout de même en feu après le coup de sifflet final. Aussi, il y eut des chants, des embrassades en veux-tu en voilà, des effusions de joie et même des larmes avant la « Nouba » réclamée par des joueurs, auteurs d’une prestation quasi parfaite. Et l’annonce de la qualification du voisin de la GSI n’a fait qu’ajouter à la liesse de la fin de match.


Double alerte pour Rolland


Mais, pour aboutir à de si intenses émotions, il aura fallu un penalty – sifflé logiquement pour les Avranchinais suite à une faute de Le Guével sur Puel – pour que les Pontivyens se réveillent (6e). Car, auparavant, les hommes de Philippe Le Brun avaient frôlé la correctionnelle dès la 2e minute lorsque le gardien Rolland était à la limite de provoquer, déjà, un penalty pour une intervention sur Rabei qui voyait finalement son tir écarté sur la ligne par Rivalan. Il n’en fut rien et Rolland, sur l’action suivante, put donc sauver donc son camp en stoppant le penalty de Rabei (6e).

L’inquiétude était alors de mise pour des Pontivyens, copieusement dominés et qui, lors de leur précédent 8e tour en 2012, s’étaient fait surprendre d’entrée face à Luçon… alors entraîné par un certain Fred Reculeau, actuel coach d’Avranches !

Mais peu à peu, les locaux se sont repris en main jusqu’à devenir les plus dangereux (frappe de Le Sauce non cadrée à la 26e) et pas seulement en contre-attaque. Les Normands commençaient, eux, à perdre patience et même à devoir écoper, comme en témoignaient les avertissements récoltés par la charnière centrale Danger et Dekoke juste avant la pause.


L’incroyable lob de Le Sauce


Pontivy était définitivement entré dans son match et Le Sauce, esseulé aux 25 mètres, levait la tête pour lober magnifiquement un Lamonge un peu trop avancé (1-0, 49′). Tanfin avait même l’occasion de doubler la mise après un splendide service de Marec mais sa frappe puissante ne faisait que passer devant le but avranchinais (61′). Les Normands tentaient bien, en fin de match, de pousser (frappes de Dabo à la 79′ et Baya à la 90′) mais seul un coup franc sifflé par l’arbitre sur un duel qui semblait pourtant anodin aux abords de la surface dans les arrêts de jeu (90’+6) faisait réellement trembler un stade déjà prêt à bondir sur la pelouse. Un coup franc tiré par Ndiaye… dans le mur.

Et la « Nouba » pouvait commencer pour des Pontivyens qui commençaient déjà à rêver éveillés d’affronter une Ligue 1 début janvier pour le premier 32e de finale du club depuis 1953. En attendant le retour de leurs voisins pontivyens, eux aussi victorieux…

Fiche technique

Arbitre : M. Bollengier.

Spectateurs : 1000 environ..

BUT. Stade Pontivyen : Le Sauce (49′).

Avertissements. Stade Pontivyen : Le Sauce (32′) ; Avranches : Danger (43′), Dekoké (45′).

STADE PONTIVYEN : Rolland – Marec, Le Douarin (cap), Rivalan, Le Guével – Tanfin, Da Costa, André (Le Divenah, 61′), Le Pabic (Guéhenneux, 87′) – Le Sauce (Haguet, 78′), Le Sergent. Entraîneur : Philippe Le Brun.

AVRANCHES : Lamonge – Bonenfant, Danger, Dekoké, Baya – Colin (N’Diaye, 76′), Michel (Dabo, 73′), Boateng (cap), Rabei – Puel, Alouache. Entraîneur : Frédéric Reculeau.