À Bordeaux, Mélenchon refuse d'appeler au calme et se dit "toujours prêt" à gouverner

Présent à Bordeaux ce samedi, pour la convention de la France insoumise pour les élections européennes, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé devant la presse peu après 12h30. Alors que l‘acte IV des gilets jaunes a débuté ce matin, l’ex-candidat à la présidentielle s’est félicité de l’ampleur du mouvement :

“Les campagnes d’intimidation et d’affolement n’ont pas empêché la mobilisation de se faire.” Jean-Luc Mélenchon

Il a ainsi salué : “Des participations familiales importantes avec un côté bon enfant et blagueur. On a eu l’impression qu’au niveau parisien il n’y avait qu’une question qui importait : celle des violences. Au point qu’on peut se demander, si elles n’étaient pas souhaitées.”

En revanche pas question pour lui d’appeler les manifestants au calme : “Je n’ai pas l’intention de faire le chien de garde”, assure-t-il.

“Les gens, poursuit-il, n’ont que faire des appels paternalistes ou maternalistes au calme et à toutes ces belles phrases que la bourgeoisie aime distribuer au peuple. La question de l’appel au calme n’a pas de sens. Sinon qu’il est très blessant pour ceux qui l’entendent et ceux qui sont invités sans arrêt à les prononcer. Ce n’est pas mon rôle. Je crois à la démocratie, à la politique, au dialogue.”

Gouverner : “On est toujours prêt”

A ce stade, pour Jean-Luc Mélenchon : “La situation marque un échec du pouvoir et de sa tentative de faire reculer la mobilisation. Le président de la République va être mis au pied du mur. Il va lui falloir trouver une réponse politique à une situation qui ne reflue pas.”

Le député des Bouches-du-Rhône l’a assuré :

“Il faut aller au vote. La dissolution me semble s’approcher comme une issue raisonnable, tranquille et positive.” Jean-Luc Mélenchon

Interrogé pour savoir s’il était prêt à gouverner en cas de dissolution de l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a répondu : “On est toujours prêt. On l’est depuis un moment.”