47 points, «buzzer beater» … Paul George avait «la main chaude»

Propos recueillis par notre correspondant à New York,

SPORT24. – Paul, vos coéquipiers vous sont tombés dessus après ce tir qui a scellé le match. Comment avez-vous vécu ce moment ?
Paul GEORGE : C’était un moment spécial. Et en fait, cette saison a été assez spéciale depuis le début. On a un groupe vraiment génial !

C’est une fierté de jouer dans cet effectif, après avoir rempilé cet été (quand la plupart le voyaient filer à Los Angeles) ?
Je suis extrêmement fier de ce groupe ! On joue de la bonne manière, on ne lâche rien. Quoiqu’il se passe sur le terrain, on reste dedans, on reste soudés, positifs. On se dit toujours que le plus important c’est la possession que l’on joue à ce moment-là, et on reste concentrés là-dessus.

« Quand tu es dans la zone, tout ralentit »

Au moment où vous lâchez le ballon sur le tir qui a scellé le match, vous savez que c’est dedans ?
Oui, j’avais un bon feeling. Je savais que j’avais la main chaude. Je me suis bien senti tout le match, et particulièrement sur le dernier quart temps (25 points à lui tout seul, 47 points au total). Donc forcément, sur ce dernier tir, les voyants étaient au vert. Et quand la balle est sortie de ma main, je la voyais déjà dedans ! Quand tu es « dans la zone », tout ralentit en fait. Le dribble de la balle, le pas que tu fais vers le panier, l’élévation pour tirer, la trajectoire du ballon… tout paraît plus calculé, moins précipité. Le match en devient beaucoup plus facile.

Quand avez-vous commencé à ressentir cette sensation ?
Ça a commencé dans le 3ème quart temps. J’ai pris un bon tir, il est bien rentré et j’ai commencé à me sentir bien, en confiance, complétement dedans en attaque. Les fans se sont mis de notre côté aussi vers la fin du match, et ça nous a donné un gros boost en fin de partie comme ça.

Vous avez la meilleure défense de la NBA. Quelle est la raison principale ?
Honnêtement, c’est surtout que l’on a beaucoup de gars qui défendent à fond ! Ce n’est pas un seul joueur : moi, Russell (Westbrook) ou Steven Adams… c’est vraiment tout le groupe.

« Je me sens à la maison à OKC »

Offensivement, que pouvez-vous faire pour vous améliorer (OKC est classé 17e attaque) ?
Je pense que ça va en attaque. On aura quelques matchs ou on sera un peu instables, un peu lents… On n’aura pas tout le temps un match parfait. D’ailleurs on n’essaie même pas, car on sait que c’est impossible. On cherche juste à jouer et prendre du plaisir. On va jouer de la bonne manière et se faire confiance. C’est ça qui marche.

Quel est le ou les autres facteurs qui expliquent votre succès actuel (deuxièmes à l’Ouest, avec un calendrier assez facile cependant) ?
Confiance, confiance, confiance ! On se fait tous confiance les uns les autres. Tout le monde savait que j’avais la main chaude et que j’aurai pu prendre ce tir à environ 3 minutes de la fin par exemple, et probablement le mettre, mais j’ai fait confiance à « JG » (Jerami Grant). Il était complétement ouvert. Complétement ! Je ne sais pas qui était son défenseur, mais c’était plutôt pas malin comme idée de venir aider sur moi depuis le corner… J’ai vu ça, j’ai pris un dribble de plus pour le fixer encore plus et j’ai balancé vers « JG ». Russell (Westbrook) aussi m’a fait la passe pour le panier de la gagne, alors qu’on connaît son efficacité offensive, surtout en fin de match.

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Avez-vous eu un changement tactique particulier pour renverser le match ?
Non, juste rester agressif. On ne jouait pas contre une défense de fou. En première mi-temps, ils ont surtout rentré beaucoup de tirs à trois points, beaucoup de paniers difficiles. Nous on n’était pas en rythme et c’est pour ça qu’on avait pris un tel écart.

On vous sent plus familier que l’an dernier avec l’équipe…
Je me sens vraiment à la maison. Tout est familier. Je suis super à l’aise avec ces gars-là. Sur le terrain et en-dehors aussi maintenant. On a une vraie alchimie.

Certains pointaient régulièrement avant le match que vous n’aviez jamais eu de « game-winner » (tir de la gagne… d’autant qu’il avait participé à une pub Gatorade hyper diffusée utilisant cette idée). Cela vous fait plaisir de finalement en avoir un ?
Ça ne me dérange pas ! C’est peut-être une blague pour certains mais bon… Moi je joue au plus haut niveau de mon sport, je suis heureux… Je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour tout ceux qui commentent. A mon avis ils ne sont pas forcément très heureux d’être qui ils sont. Moi si. Je joue ce jeu parce que je l’aime. Je ne regarde pas les stats et je ne joue certainement pas pour ça. Je m’en moque. Les stats, c’est les stats. Je ne joue pas pour ça.