Moines de Tibéhirine : «Loin de nous l'idée de vouloir créer des gestes de provocation»

Moines de Tibéhirine : «Loin de nous l'idée de vouloir créer des gestes de provocation»
Le cardinal Angelo Becciu. ANDREAS SOLARO/AFP

INTERVIEW – Le cardinal Angelo Becciu, préfet de la congrégation pour la Cause des saints, est l’envoyé du Pape à Oran pour présider les béatifications des martyrs d’Algérie. Il en explique les enjeux.

LE FIGARO. – La complexité du dossier, politico-religieux, a-t-elle gêné le processus de béatification?

Mgr Angelo BECCIU. – Il est clair que tout le parcours pour arriver à la béatification dans sa phase diocésaine et dans celle, conclusive, au Vatican, a distingué très méticuleusement les différents aspects d’une situation très problématique. Je peux affirmer en toute vérité qu’aucun facteur «extérieur» à la dimension de la foi a influencé le procès ni, encore moins, le jugement conclusif, exprimé par le pape François le 26 janvier dernier.

Avez-vous envisagé le risque de récupération antimusulmane en Occident, comme celui d’une provocation antimusulmane, en terre d’islam?

Tout peut être lu sous l’angle politique et l’Église sait combien chacun de ses gestes risque de ne pas être toujours interprété de la manière exacte et prévue. Cependant nous voudrions que par tous, musulmans, chrétiens, croyants et non croyants, soit accueilli le message vrai, authentique de cet événement: la …

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