Climat : une haie d'honneur pour « responsabiliser » les élus du conseil municipal de Besançon…

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C’est un collectif d’associations qui est à l’origine de cette manifestation dont Alternatiba Besançon, France Nature Environnement du Doubs, la CPEPESC, Zéro Déchet Besançon, Trivial’Compost, l’Association Vélo Besançon, Vélocampus Besançon, la Pive-monnaie franc-comtoise.

Avant de manifester, le collectif a envoyé une « lettre d’engagement contre les changements climatiques » aux élus du conseil municipal le 7 novembre. Dans ce courrier, les associations tentent de bousculer leurs interlocuteurs pour qu’ils agissent davantage en faveur de l’environnement « vu l’énorme retard et face à l’ampleur de phénomène climatique ». Elles demandent « un engagement extrêmement fort de la ville et de l’agglomération » et qui soit « à la hauteur des enjeux climatiques et environnementaux ».

« Le dernier rapport du GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat – paru début octobre montre qu’il y a plus qu’une urgence puisque Jean Jouzel, climatologue et membre du GIEC, donne 3 ans pour inverser la courbe, c’est-à-dire 3 ans si on veut éviter le +1,5°C et 3 ans, c’est à peine plus que la fin du mandat municipal donc on demande aux élus de s’engager et de ne pas repousser au mandat suivant », précise Thomas Henry, porte-parole de l’Association Vélo Besançon.

Parmi les objectifs à atteindre demandés aux élus : 

  • « 100% des nouveaux quartiers autonomes en énergie d’origine renouvelable » ;
  • « 100% des nouveaux bâtiments de logements et de bureaux respectant les critères de construction passive tel que défini par la « Règlementation thermique 2020 ou le label allemand Passiv Haus » ;
  • « 100% des chaufferies rénovées par la ville, alimentées avec 80% d’énergie renouvelable » ;
  • « Fourniture d’électricité des bâtiments communaux à 100% d’origine renouvelable (achat ou/et production) » ;
  • « Réduire la part modale de la voiture à 30%, au profit des modes de transports doux (transports en commun, marche, vélo…) » ;
  • « Généraliser la limitation de vitesse à 30 km/h dans toute l’agglomération » ;
  • « Abandonner tous les nouveaux projets routiers et autoroutiers à l’échelle du Grand Besançon » ;
  • « Au moins 60% de produits de saison, locaux et/ou biologiques dans les cantines des écoles de la ville avec un repas sur deux végétariens… » ;
  • « 100% des particuliers disposant d’un accès à un site de compostage à moins de 200m de chez eux » (…).

« Nous ne les avons pas attendus pour agir »

Pendant que la haie d’honneur accueille les élus devant l’entrée du conseil municipal, les membres de l’intergroupe du conseil (composé de EELV, PCF, PS et Société civile), distribuent une réponse à la lettre des associations. Christophe Lime, adjoint au maire en charge de l’Eau et l’assainissement et membre de l’intergroupe s’esclaffe « nous ne les avons pas attendus pour agir » et invite les associations à se joindre à l’intergroupe pour avancer. « On dit chiche, tout va bien, on a déjà commencé à faire un certain nombre de choses et certes, les enjeux du climat sont beaucoup plus importants qu’il y a quelques années, mais nous, on souhaite passer à la vitesse supérieure dès 2019 sur un certain nombre de propositions à l’intérieur du budget 2019 de la ville et de l’agglomération », indique-t-il. « Oui, construisons ensemble un projet pour le devenir de la planète. »

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