Picamoles: "Ça va taper fort, ça va cogner !"

De retour en bleu, après une parenthèse de 9 mois liée notamment à sa participation à la virée nocturne d’Edimbourg, Louis Picamoles (32 ans, 69 sélections) sera ce samedi, sur la pelouse du Stade de France (21h05), face aux Boks le seul rescapé de la dernière victoire française face aux Sud-Africains. C’était il y a déjà 9 ans !

Louis, après cette parenthèse entre malaises et malentendus, que représente pour vous ce retour en équipe de France ?
Très content, surtout fier de retrouver l’équipe de France et de débuter dans l’équipe qui va disputer cette rencontre très importante pour nous. Donc beaucoup d’excitation et de plaisir de retrouver le groupe, de vivre ces moments-là, qui sont toujours assez uniques, mais surtout de l’excitation d’être au match et de pouvoir m’exprimer avec l’équipe pour prendre du plaisir tous ensemble. Avec, je l’espère, des victoires à la clé.

La Coupe du monde 2019 au Japon (20 septembre-2 novembre) est-elle déjà toutes les têtes ?
Chaque match qui se rapproche le plus de la Coupe du monde est important dans un objectif. Mais c’est encore loin, là, je crois que le groupe est vraiment focalisé sur l’objectif de samedi. Tout le monde a envie d’être performant, non pas dans l’optique de se dire que je vais gagner ma place pour la Coupe du monde, mais plutôt dans l’optique de prendre du plaisir ensemble. Il y a un groupe qui vit bien, j’ai l’impression de dire ça depuis dix ans que je suis en équipe de France. Mais c’est le cas ! C’est sûr qu’on vivrait encore mieux avec des victoires contre des nations majeures, qui nous permettraient de construire, d’avancer et de redonner aussi du plaisir autour de cette équipe de France pour s’inscrire dans quelque chose de plus positif.

Cette équipe d’Afrique du Sud, ça reste la référence en matière de combat ?
Oui même s’ils ont évolué au cours de ces deux dernières années, où ils ont quand même plus d’intentions de jeu et ils sont capables de mettre aussi beaucoup de vitesse. Mais on va dire que le combat et le défi physique restent dans leur ADN, ce sont des joueurs qui aiment marquer leurs adversaires par leur densité. Quand on voit leur match de samedi dernier contre l’Angleterre (défaite 12-11), je pense qu’on aura quelque chose d’assez similaire. Devant, pour nous, ça va taper fort, ça va cogner et il va falloir répondre présent, être capable nous aussi d’imposer un défi pour se donner toutes les chances de gagner ce match. Mais on sait très bien que ce sont les matches qu’on apprécie. Je sens qu’il y a cette vie de répondre à ce défi et d’être aussi capable de l’imposer.

Quels souvenirs gardez-vous de la dernière victoire française face aux Boks en 2009. Qui est aussi votre seul et unique succès contre l’Afrique du Sud. Pour cinq défaites ?
Effectivement, au niveau de ce défi physique, on avait fait plus que répondre présent, on les avait marqués et on avait été capables d’imposer notre densité ; c’est sûr que ça nous avait aidés à remporter le match ce jour-là. Pour les avoir joués un paquet de fois, je sais que la chance qu’on peut avoir de rivaliser, elle réside de ce côté-là et le reste se fera petit à petit… Mais si on n’est pas présent là-dessus, parler de victoire, ça restera utopique.

Qu’est-ce que pourrait changer selon vous pour ce XV de France une victoire face à une nation de l’hémisphère sud ?  
Ça fait plusieurs années, j’ai l’impression, qu’on dit qu’on n’est pas loin, mais en même temps, on reste loin… Il est temps d’essayer d’imposer un petit plus pour ne plus subir. Un beau challenge nous attend samedi. Une victoire ne révolutionnera pas tout, mais en tout cas, elle fera du bien au groupe pour la confiance.

Ces résultats défavorables qui s’enchaînent finissent-ils par peser dans les têtes ?
Ça ne pèse pas dans le sens où ça ne plombe pas l’ambiance. Mais on sent quand même une équipe qui a envie de basculer sur quelque chose de plus sympa. Quand on voit l’ambiance qu’il y a entre nous, on imagine ce que ça pourrait être si on se mettait à enchaîner les victoires.  

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 (*) Picamoles était titulaire le 13 novembre 2009, à Toulouse, lors de ce dernier succès tricolore sur l’Afrique du Sud (23-13) ; Maxime Médard, remplaçant ce jour-là, n’était pas entré en jeu.

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