Yvelines : deux employés de Renault Flins soupçonnés de trafic d'autos

Quatre hommes et une femme, âgée de 21 à 28 ans, ont été mis en examen, ce vendredi à Versailles, pour vol en bande organisée. Ils sont soupçonnés d’avoir dérobé quatre voitures neuves au sein même de l’usine de Renault Flins et sur le site Peugeot de Poissy en juin dernier, avant de les convoyer au Havre (Seine-Maritime). Le préjudice, pour les deux usines des Yvelines, s’élève à 298 000 €

Durant la nuit du 17 juin à l’usine Peugeot de Poissy, des voleurs déchirent plusieurs grillages vers 4 h 40. Ils dégradent huit voitures avant de prendre la fuite à bord d’un Peugeot 3 008 et d’une BMW X1. Les voleurs s’engagent sur l’autoroute A 13, en direction de la Normandie. Arrivés au niveau du péage de Buchelay, ils forcent un barrage de gendarmerie. Le conducteur de la 3 008 l’abandonne sur un parking à hauteur de Rosny-sur-Seine et s’évanouit dans la nature. Le conducteur de la BMW, lui, fait demi-tour à contresens sur l’autoroute et réussi à s’échapper.

Le 26 juin un nouveau vol survient à l’usine Renault de Flins. Les voleurs découpent et défoncent le grillage avec une Dacia Sandero, trouvée sur place. Cette fois, ils prennent la fuite au volant d’un Renault Kadjar et d’une Renault Mégane. Les malfaiteurs laissent les véhicules sur un parking d’Epône où ils sont repérés par des policiers qui décident de mettre en place une discrète surveillance. Deux jours plus tard, les voitures sont récupérées par des hommes qui prennent l’autoroute A 13 et se rendent au Havre où ils garent les deux voitures dans une rue. Les forces de l’ordre les font enlever.

Les enquêteurs de la sûreté départementale, épaulés par leurs collègues du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine, découvrent que les péages ont été réglés grâce à une Yescard, une fausse carte bancaire réalisée avec des coordonnées volées. Ils font analyser une chaussette retrouvée chez Renault et réalisent des prélèvements ADN sur les voitures volées et retrouvées au Havre. Ils ciblent une femme de 28 ans et un homme de 23 ans qui travaillent à l’usine de Flins depuis trois ans. Les surveillances, l’étude de la téléphonie et l’identification des empreintes génétiques leur permettent de trouver les noms de trois autres complices qui vivent au Havre.

Mardi, les forces de l’ordre les ont interpellés au Havre et dans les Yvelines avant de les placer en garde à vue à Viroflay. Durant leurs auditions, ils ont tous nié avoir commis les vols et démenti toute implication dans un trafic de voiture. Ils reconnaissent seulement avoir participé au convoi et donner dans l’escroquerie aux cartes bancaire pour ne pas payer les péages. La destination finale des voitures reste encore mystérieuse mais les enquêteurs n’excluent un projet d’exportation.

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