XV de France. Ces quatre joueurs qui jouent très gros lors de la tournée d'automne…

Louis Picamoles, absent des listes fédérales, fait son retour en équipe de France pour les tests de novembre.
Louis Picamoles, absent des listes fédérales, fait son retour en équipe de France pour les tests de novembre. (©Icon Sport)

« A moins d’un an de la Coupe du monde, mieux vaut ne pas se rater ». C’est certain, l’ensemble des joueurs du XV de France doit avoir dans un coin de la tête cette petite phrase. Ils ont la chance d’être retenus pour les tests de novembre : à eux d’assurer auprès du sélectionneur et ainsi candidater pour une place lors du prochain Mondial au Japon.

Forcément, des éléments jouent plus gros que d’autres. Actu Rugby en a isolé quatre…

Rabah Slimani (pilier droit)

Lui, l’indispensable, a été relégué au rang de paria. Devancé par un môme de 20 ans jouant à Brive en Pro D2. Moralement, cela n’a pas dû être simple à vivre pour Rabah Slimani (29 ans ; 47 sélections). Sauf que la blessure de Uini Atonio lui a permis de pouvoir intégrer le groupe France pour les tests de novembre.

Il sait bien qu’aucune erreur ne lui sera pardonnée. Il y a sa tenue en mêlée qui a été pointée du doigt. Le staff des Bleus, lui, a identifié également un problème de mobilité et de répétition des efforts. Du travail a été demandé au Clermontois. À lui de démontrer qu’il est aussi indispensable que par le passé. Dans la hiérarchie, il ne semble plus être que le quatrième choix du poste. Il a moins d’un an pour inverser tout cela…

Rabah Slimani semble être le pilier droit qui a le plus de chances d'être retenu pour les tests de novembre.
Rabah Slimani joue très gros lors de ces tests de novembre. (©Icon Sport)

Louis Picamoles (troisième ligne centre)

Voilà Louis Picamoles (32 ans ; 69 sélections) de retour aux affaires. Le Montpelliérain avait décidé de prendre du recul après l’ »affaire d’Edimbourg » durant le dernier Tournoi des 6 nations. Après plusieurs discussions avec Jacques Brunel, qui ne l’avait pas inscrit sur les listes fédérales en mai dernier, les deux hommes ont trouvé un terrain d’entente et Picamoles a été retenu pour ces tests de novembre.

La place de King Louis en Bleu est tout de même fragile. Alors oui, le vivier n’est guère riche en n°8 et Picamoles est une valeur sûre. Derrière lui, il n’y a pas grand monde d’autre non plus. Kevin Gourdon n’a pas séduit. Marco Tauleigne, choix n°1 du staff, est actuellement blessé. Clairement, Picamoles ne doit pas passer à côté de son rendez-vous. Sa puissance et sa densité physique devraient être des plus utiles pour les chocs face à l’Afrique du Sud et l’Argentine. Les Bleus compteront sur lui pour gagner des duels et ainsi jouer dans l’avancée.

Baptiste Serin (demi de mêlée)

Jacques Brunel comptait sur un autre demi de mêlée pour ces tests de novembre en la personne de Morgan Parra. Le sélectionneur voulait l’installer et ainsi composer une charnière 100 % clermontoise. C’est raté. Et le titulaire, cela devrait désormais être Baptiste Serin.

Énorme pression sur ses épaules. Car Parra reviendra un de ces quatre, tout comme Maxime Machenaud et Baptiste Couilloud, actuellement blessés. Sans oublier que derrière, le Toulousain Antoine Dupont pousse très fort. De retour sur les terrains depuis un mois, il impressionne match après match. Situation pas simple donc à gérer pour Baptiste Serin (24 ans ; 20 sélections), qui a dû en parallèle gérer son départ de Bordeaux-Bègles. Il a un vrai potentiel, à lui de le montrer cet automne et de semer le doute dans l’esprit des entraîneurs tricolores.

Baptiste Serin (Bordeaux-Bègles) serait désormais dans le viseur de Toulon pour la saison prochaine.
Baptiste Serin (Bordeaux-Bègles) devrait être titulaire à la mêlée lors des tests de novembre. (©Icon Sport)

Maxime Médard (ailier-arrière)

Maxime Médard a 50 sélections en équipe de France. Mais très rarement, le Toulousain a été considéré comme un indiscutable. Sa polyvalence ailier-arrière l’a servi afin d’être présent dans le groupe mais aussi desservi afin d’être désigné titulaire.

Revenu en grande forme, il n’est pas impossible que Jacques Brunel lui confie le maillot floqué du numéro 15 pour cette tournée de novembre. La raison ? Les Bleus n’ont aucun arrière qui sort du lot et personne ne s’est détaché afin de revendiquer une place de titulaire. Palis, Fall, Bonneval, Médard… ils ont été tour à tour utilisés par le staff des Bleus à cette place. Et c’est peut-être le Toulousain qui pourrait en tirer les bénéfices à moins d’un an du Mondial.

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