Police de sécurité du quotidien : les gendarmes de Seine-Maritime veulent évaluer leurs actions

Après avoir lancé ses militaires au contact de la population en mars 2018, la gendarmerie de Seine-Maritime tente d’évaluer son action, huit mois plus tard. Détails.

Les gendarmes de Seine-Maritime, ici au Tréport, intensifie le contact avec la population depuis mars 2018.
Les gendarmes de Seine-Maritime, ici au Tréport, intensifient le contact avec la population depuis mars 2018. (©Gendarmerie nationale)

Pour répondre aux attentes du ministre de l’Intérieur d’alors, Gérard Collomb, la gendarmerie de Seine-Maritime a initié plusieurs dispositifs dans le cadre de la police de sécurité du quotidien (PSQ), depuis mars 2018. Huit mois plus tard, les militaires tentent d’évaluer leurs actions à travers un questionnaire envoyé aux élus et des « sondages » effectués auprès de la population.

« Faire un effort sur le contact »

Le 16 mars, la brigade territoriale de contact a été inaugurée à Forges-les-Eaux. Quatre gendarmes ont pour mission essentielle de renouer les liens précieux avec les commerçants, les élus, les chefs d’établissement… La population au sens large.

Dans le même temps, des « groupes de contact » ont vu le jour au Tréport, à Épouville du côté du Havre et à Pavilly. Les compagnies et les brigades territoriales autonomes ont vu apparaître en leur sein des « cellules de contact ». Même l’escadron départemental de la sécurité routière s’est vu doter de deux référents dans chaque unité, servant de relais auprès des responsables de stations-services par exemple. « On a demandé à chaque brigade de faire un effort sur le relationnel, le contact. Par exemple : intensifier les relations avec les maires pour prescrire des conseils ou encore être plus visible lors de rassemblement festif », résume le colonel Pierre Egret.

Pour intensifier ses liens, les militaires espèrent pouvoir continuer à se « dégager du temps ». L’instauration de NeoGend, smartphone mis à la disposition de chaque agent, et de la main courante a permis à chaque brigade de gagner du temps. Temps qui sera « réinvesti dans le contact auprès des habitants, commerçants et élus », appuie le colonel Egret.

Grande consultation

Plusieurs dispositifs de contact auprès de la population ont été mis en place en Seine-Maritime, par la gendarmerie, depuis mars 2018.
Plusieurs dispositifs de contact auprès de la population ont été mis en place en Seine-Maritime, par la gendarmerie, depuis mars 2018. (©Gendarmerie nationale)

En ce mois de novembre, les gendarmes ont décidé d’évaluer leurs actions. « On rentre dans une phase d’évaluation », confirme le colonel de gendarmerie. Chaque commandant de compagnie est chargé d’évaluer l’impact de ces mesures. Par exemple, vendredi 9 novembre, les gendarmes de Forges-les-Eaux rencontreront les élus du territoire pour échanger autour de cette PSQ.

Un questionnaire à retourner à la fin du mois, a été envoyé à près de 800 élus du département (maires, conseillers généraux, parlementaires). De plus, via sa page Facebook, la gendarmerie de Seine-Maritime propose chaque début de semaine, un questionnaire. 

Pour la première question, publiée 5 novembre, plus de 400 personnes ont répondu. « De cela, on en déduira des pistes d’améliorations », assure le colonel Egret qui poursuit :

Ce que l’on cherche à faire, c’est convaincre. Les gendarmes sont là pour la protection des biens et des personnes. Tous ceux qui pensent que notre mission est de les embêter, se trompent.

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