Plus de 300 projets développés pour 208,8 milliards de dollars

L’Africa Investment Forum (AIF) a clôturé ses travaux , le 9 novembre, sur une bonne note. Quelque 306 projets d’une valeur de 208,8 milliards de dollars ont été développés lors de l’événement qui a connu la participation de plus de 330 investisseurs.

Bon cru pour l’Africa Investment Forum. Organisé par la Banque africaine de développement (BAD), du 7 au 9 novembre à Johannesburg en Afrique du Sud, l’événement aura permis le développement de 306 projets d’une valeur totale de 208,8 milliards de dollars, a annoncé l’institution financière. Au cours des trois jours de l’événement, 60 projets et transactions d’une valeur de 40,4 milliards de dollars ont été au cœur des rencontres entre investisseurs et promoteurs, «afin d’en accélérer la conclusion et d’éliminer, le cas échéant, les contraintes politiques et réglementaires qui pourraient les freiner», explique la BAD dans un communiqué. De même, près de 28 milliards de dollars de projets supplémentaires ont également été mis en lumière à travers des «galeries d’exposition».  Plus de 330 investisseurs ont pris part à des échanges sur les investissements lors du forum qui a clôturé sur une bonne note vendredi et qui a connu la participation de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), de Masen et d’une délégation d’officiels. «Je dois avouer que la demande des investisseurs est énorme, au point que 92% des investissements qui ont fait l’objet d’échanges ont été sursouscrits. C’est remarquable pour un tout premier forum sur l’investissement», s’est réjoui Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement. Adesina a également souligné que l’Afrique affiche un déficit massif en infrastructures, que ce soit les ports, les chemins de fer, les routes, l’électricité que les technologies de l’information et de la communication. Dans les infrastructures, l’Afrique se heurte à un déficit de financement oscillant entre 68 et 108 milliards de dollars par an, selon les estimations de la BAD. 
«Quel est le continent où les dépenses de consommation et des entreprises atteindront 5.600 milliards de dollars en seulement sept ans ? Ne cherchez pas bien loin : c’est l’Afrique !», a lancé le président de la BAD. À lui seul, le secteur de l’énergie recèle des possibilités d’investissement de l’ordre de 30 milliards de dollars par an, en exploitant les vastes ressources du continent en gaz dans les énergies solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique. Les perspectives d’investissement abondent pour faire de l’Afrique «la première région au monde» en matière d’énergies renouvelables, selon la BAD. 

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