Nos coups de cœur pour ces auteurs présents à la Foire du livre de Brive ce samedi

Les auteurs ci-dessous dédicacent leur dernier livre à Brive.

Aurélie Filippetti : présence annulée

Maylis de Kerangal : « Un monde à portée de main » (Verticales)

(Présente dimanche)

Philippe Torreton : « La guerre de mon père » (Plon)

C’est une magnifique délclaration d’amour filial, en même temps que le récit poignant d’une émancipation. Après Mémé, qu avait touché les lecteurs au coeur, le comédien part, dans ce roman viscéral et tendre, à la rencontre de son père. Un taiseux qui, marqué dans son enfance par les affres de la Seconde Guerre mondiale, s’engage pour l’Indochine et trouve sous l’uniforme les raisons de vivre. Un exercice de style encore gagnant.   

(Présent vendredi après-midi, samedi et dimanche)

Eric Fottorino : « Dix-sept ans » (Gallimard)

Dans ce roman d’inspiration autobiographique, l’auteur part en quête d’une femme : Lina, sa mère. A 17 ans, elle fut contrainte  d’abandonner l’enfant qu’elle mit au monde. Elle le révèle à ses fils 50 ans plus tard.  C’est une déflagration. L’onde de choc entraîne l‘un des fils, l’auteur-narrateur dans une traque éperdue. Qui est sa mère au juste ? Par voie de conséquence, qui est-il, lui ? Comme une bête en cage, il tourne autour de cette compréhension et de la réconciliation qui devrait en résulter, avec sa mère, avec lui-même. C’est très beau.

(Présent samedi après-midi et dimanche)

Nina Bouraoui : « Tous les hommes désirent naturellement savoir » (JC Lattès)

L’auteure revisite ses années de jeunesse avec une grâce solaire. Elle raconte son enfance en Algérie, le déracinement en France à 14 ans, sa vie étudiante à 18 ans. Malgré les dures réalités du pays, l’Algérie n’a rien perdu pour elle du paradis lumineux de son enfance. Plus tard, elle raconte sa quête d’amour qui la fait se débattre avec la difficulté de s’accepter homoxesuelle. Ce retour sur soi l’amène in fine à une ouverture aux autres. Très beau…

(Présente samedi et dimanche matin)

Clara Dupont-Monod : « La Révolte » (Stock)

Aliénor d’Aquitaine fascine  Clara Dupont-Monod, auteure, journaliste et chroniqueuse dans nos pages. Dans le 3ème roman qu’elle lui consacre, elle donne chair à la révolte sanglante que cette reine mena contre son époux Henri de Plantagenêt, avec son fils Richard Coeur de Lion. Ici, l’auteure ne chante pas les troubadours mais raconte l’amour épique d’une mère et de son fils au milieu des trahisons. Aliénor d’Aquitaine aimait le pouvoir et l’assumait, de quoi inspirer à l’époque de #Me Too.

(Présente samedi après-midi et dimanche matin)

Alain Jaspard : “Pleurer des rivières” (Editions Héloïse d’Ormesson)

Jusqu’où peut-on aller par amour ? A quelle extrémité peut pousser le désir d’enfant ? Où placer le curseur de la morale et de la volonté ? Trois questions qui traversent le très joli premier roman d’Alain Jaspard. Avec une bonne dose d’humour en prime, il croise le destin de deux couples, que tout semble opposer dans la vie mais qui, au fond de leur coeur, trouvent les forces pour cheminer de concert.

(Présent vendredi après-midi, samedi et dimanche après-midi)

Christophe Boltanski : « Le guetteur » (Stock)

Un étrange objet littéraire que ce roman, aux allures de thriller et de roman historique, dédié à la mère de l’auteur. Une mère mystérieuse et qui, même après sa mort, s’obstine à se cacher derrière un fouillis d’indices et de souvenirs diffus. Aussi le fils part-il à sa recherche, guettant derrière chaque lieu, chaque histoire, dans ces bribes de roman aussi qu’elle a laissé derrière elle, l’adolescente, la jeune étudiante, la femme et la mère enfin. Comme un réconciliation posthume.

(Présent samedi après-midi et dimanche matin)

Serge Joncour : « Chien Loup » (Flammarion)

Un roman en deux temps et un lieu qui interroge notre société ultra-connectée. Pendant la première Guerre mondiale, un dompteur et ses fauves trouvent refuge dans les monts du Lot au-dessus d’un village, tout ému de cette présence pleine de menaces. Soixante-dix ans plus tard, un couple vient chercher le calme et la déconnection dans ces mêmes monts, touchés par ce retour à un état de nature. Deux récits croisés qui montrent que la sauvagerie n’est pas forcément là où on l’attend…  

(Présent vendredi après-midi, samedi et dimanche)

Livres des auteurs déjà présents vendredi 

Par Blandine Hutin-Mercier, Pascale Fauriaux, Rémi Bonnet, Muriel Mingau, Jean-Marc Laurent

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