Merci M. Trump, de venir enfin nous affranchir !

Cent ans après la visite du président Wilson, Trump est arrivé vendredi à Paris. Lui aussi a pour but de changer le monde, en démantelant ce que ses prédécesseur ont construit.

Le week-end de Trump à Paris pour le 100 e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale a commencé par un tweet agressif qui a le mérite de la clarté et marque la fin d’un siècle de dépendance. Alors que Wilson annonçait l’avènement de l’« american way of life » pour les Européens et sa volonté de faire leur bonheur malgré eux, Trump a décidé d’extirper son pays du « mondialisme », une hégémonie de fait, juteuse pour certains acteurs de son propre camp, mais qu’il estime lui coûter trop cher.

Wilson avait porté le germe de la construction d’un empire qui allait durer cent ans, et aujourd’hui Trump a décidé de mettre un terme à cette guerre de cent ans, en faisant en sorte de ne pas perdre la face, et en isolant son territoire pour tenter de calmer les tensions internes qui se développent.

Wilson avait contribué à mettre en place la SDN qui est devenue l’ONU après des péripéties tragiques, pour assurer la logistique de la « pax america » en favorisant les approvisionnements et les débouchés des industries puis des services made in USA. 

Depuis son entrée en fonction, Trump a détricoté plusieurs pactes internationaux issus de cet héritage : l’accord de partenariat transpacifique avec l’Asie, l’accord sur le nucléaire iranien, et il s’est retiré de l’accord mondial sur le changement climatique signé par son prédécesseur à Paris où il va peut-être profiter de la présence de Poutine pour annoncer officiellement l’abandon du traité sur les forces nucléaires avec la Russie et des sanctions sur la Cour Pénale Internationale qui n’a pas à mettre son nez dans les affaires de l’armée américaine.

Sa devise « America First » a remodelé le pacte passé entre les États-Unis et ses alliés de la Première Guerre mondiale et conforté par le plan Marshall et la mise place d’institutions telles que l’Organisation Mondiale du Commerce et le Fonds Monétaire International après la seconde, un pacte ressemblant à celui dans lequel Faust avait vendu son âme pour retrouver la jeunesse à un Mephisto à visage humain, sinon « humanitaire ».

Alors que Wilson expliquait que « ce qu’il y avait de mieux pour le monde était bon pour les États-Unis” (dixit), Trump considère que ce qui est bon pour le reste du monde est mauvais pour les États-Unis… et se fait à son détriment…

Son « tweet » à propos de l’armée européenne indique qu’il est venu pour présenter la facture de l’OTAN. Puisse cette initiative se traduire par un solde de tous comptes !

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