Le point de l'espoir pour l' USM

La dernière victoire des Montalbanais remontait en début d’année… à Nevers. Malheureusement, l’histoire ne s’est pas répétée pour eux hier soir… de très peu. Et un résultat qui aurait parfaitement pû être inversé. Dans les premières minutes ce sont les «verts et noir» qui mettent les premiers la pression sur l’USON. Les deux équipes tentent bien d’envoyer du jeu à tour de rôle mais les défenses font bonne garde, ce qui permet aux deux buteurs de meubler le score à tour de rôle (9-6, 18e). À tel point qu’il faut attendre la vingtième minute de jeu pour assister à la première mêlée de la rencontre. Les Neversois ne parviennent pas à franchir le premier rideau défensif, parfaitement en place du côté des «verts et noir». Et comme la mêlée tient également la dragée haute à son homologue, le doute commence à s’immiscer dans les têtes nivernaises. L’ USON est souvent contrainte de se débarrasser du ballon au pied pour relâcher la pression. En confiance en début de match, les Sapiacains préfèrent jouer la pénal-touche mais une nouvelle faute de main avorte l’action (25e). Qu’importe, l’USM est parfaitement dans sa rencontre, ce qui fait quelque peu s’énerver l’USON. La première vraie occasion d’essai est à mettre à l’actif des Montalbanais sur un ballon volé en touche par Pellow Van der Westhuizen mais ils échouent sur la ligne nervesoise sur un nouvel en-avant (31e). Au terme du premier acte, l’USM est plus que dans le coup.

Un nouveau palier ?

Le début de second acte démarre de la même façon pour les Sapiacains mais le réveil de l’USON sonne. Josaia Raisuqe est repris sur la ligne et Amédée Domenech vole un ballon sur sa propre ligne. Les locaux passent la vitesse supérieure et font feu de tout bois en pilonnant la défense «verte et noire» qui tient bon malgré les temps de jeu qui s’allongent. Malheureusement, les Montalbanais vont céder à l’heure de jeu sur un essai en contre de Fraser. La rencontre prend alors une autre dimension. Et ce sont bien les Montalbanais qui réagissent et qui sont récompensés avec l’essai de Jordan Rochier dans les dernières minutes. Au final, les Montalbanais ne prennent qu’un point de bonus défensif mais gageons que ce point peut-être celui qui fera franchir un nouveau palier à cette équipe qui est capable de se surpasser quand elle s’en donne les moyens. A confirmer…

Lire également la fiche technique de la rencontre en page 13.


«On va y arriver»

Pierre-Philippe Lafond (entraîneur des avants) :

«Nevers aime jouer, il ne fallait surtout pas se laisser dominer par le rythme et plutôt imposer le nôtre. Les gars ont été très performants dans les contre-rucks. On a fait le match qu’on attendait, soit une belle partie dans l’engagement, dans l’envie. On méritait le match nul. Mais le bonus défensif nous va. Dans notre situation, chaque point est à prendre.»

Pierrick Esclauze (deuxième ligne) :

«On est récompensé par un point. Outre ce point pris, on a retrouvé les valeurs qui étaient les nôtres l’an dernier, autour du combat et de l’envie de bien faire. Tous les joueurs se sont donnés pour l’équipe. Notre force des années précédentes était de retrouver les moyens lorsqu’on était en difficulté. C’est ce que nous avons fait ce vendredi soir. On ne repart pas bredouille. On va aller à Vannes où nous avions eu le plaisir de gagner l’an dernier. On sait que cela reste un exploit. Cela sera un autre combat difficile».

Jean-François Reygasse (président) :

«On a vu une équipe montalbanaise qui n’a rien voulu lâcher. C’est une semi-victoire. Des Sapiacains qui sont revenus à de vraies valeurs comme on avait pu le voir à Brive, mais à un niveau supérieur. On perd sur un coup du sort. Une pénalité de Bosviel est manquée de peu. Cela fait du bien. C’était un match de passage parce que l’on va s’en sortir. On a une passe dure à vivre. On va la passer, parce que les joueurs ont répondu présent. Tout le monde s’est déchiré sur le terrain. Tous les joueurs ont honoré le maillot. On ira à Vannes avec la même envie et les mêmes armes. Les joueurs se sont donnés des objectifs. On va y arriver».

Sébastien Génibre (président des Ultras Sapiac, à Nevers) :

«L’équipe a fait ce qu’elle sait faire en se resserrant avec beaucoup d’envie et une bonne mêlée. Il a encore manqué un petit peu de concrétisation. Par contre en défense et dans le caractère de l’équipe on s’est retrouvé et pour nous cela récompense l’effort des quinze Ultras qui se sont déplacés à Nevers».

Xavier Péméja (manager de l’USON Nevers) :

«Ce n’était pas du grand rugby. Je connaissais les joueurs de Montauban, mais surtout les hommes. J’ai mal dormi cette semaine, je m’attendais à ce type de match difficile. On est tombé sur un adversaire qui a proposé ce qu’il pouvait faire de mieux. Peu d’équipes auraient réussi à battre ce Montauban. Dans les mêlées, sur les rucks, ils avaient plus d’expérience. Ils ont su tricher mais juste ce qu’il faut (sourire).»

Zack Henry (ouvreur de l’USON Nevers) :

«C’était moche, mais on a gagné. Ils avaient un 15 et un 10 (Bosviel et Fortunel) performants pour nous mettre sous pression. Notre consigne était de taper loin pour gagner du terrain. On a beaucoup fait tomber le ballon, ce n’était pas simple. Mon jeu au pied vient seulement traduire le boulot des avants.»

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