Joel Embiid raconte pourquoi le « trashtalking » fait partie de son jeu

Joel Embiid adore le « trashtalking ». Le pivot des Sixers assume ainsi totalement son franc-parler et ses provocations verbales, jusqu’à présent accompagnées de performances toujours plus impressionnantes, comme lors de sa dernière confrontation face à son meilleur ennemi Andre Drummond, humilié par les 39 points et 17 rebonds du Camerounais.

Pour The Athletic, Joel Embiid a rappelé que cette facette fait partie intégrante de son jeu, au même titre que son tir à 3-points en tête de raquette ou ses moves dignes d’Hakeem Olajuwon au poste bas.

« C’est aussi comme ça qu’on domine »

Plus qu’un trait de personnalité, « Jojo » se sert du trashtalking pour évaluer la résistance mentale de ses adversaires.

« Quand je fais ça, ce n’est pas que mental ou pour avoir un contentieux avec quelqu’un, c’est plus pour le jeu. Je suis un compétiteur, je veux gagner. Et j’ai des raisons de le faire. Parce que je sais que quand on va se rencontrer, ils vont être plus agressifs qu’à l’accoutumée. Je sens que c’est comme ça que je peux entrer dans leurs têtes et que ça va leur faire commettre davantage de fautes. C’est juste un jeu avec leur esprit. S’ils tombent dans le panneau, et bien je ne peux plus rien faire pour eux. Si quelqu’un le prend sérieusement en revanche, c’est un problème ».

Cette façon de faire déjouer ses adversaires, il l’aiguise aussi d’un point de vue purement basket, en essayant constamment de pousser ses gardes du corps à la faute (quitte parfois à piéger les arbitres…) et de provoquer toujours plus de frustration chez ces derniers. Face aux Pistons le week-end dernier, il a ainsi rendu fou Andre Drummond et Zaza Pachulia, sanctionnés de cinq fautes personnelles chacun, ce qui lui a offert 23 lancers, un record dans sa jeune carrière NBA.

« Je l’ai déjà dit, je suis le James Harden des grands. Je sais comment obtenir des fautes », lance-t-il avant d’ajouter : « C’est aussi comme ça qu’on domine ».

Prochaine étape : gagner des titres

Ces joutes verbales sont aussi une source de motivation pour la star des Sixers. Surtout si le joueur en face a le malheur de lui répondre, comme ce fut le cas avec Andre Drummond. Maître en la matière, Draymond Green respecte l’œuvre de son homologue pour une autre raison : comme l’intérieur des Warriors, Joel Embiid ne s’arrête jamais de chambrer.

« C’est un gars qui ne recule pas, quelqu’un qui va toujours parler. Ça manque dans la NBA de nos jours. Quand tu trouves un gars comme ça, qui est tout aussi talentueux dans ce domaine, c’est appréciable », expliquait-il la saison dernière. « Certains vont parler quand ils sont à +20. Mais lui, il parle toujours. C’est ce que je respecte. Il n’est pas du genre : « On est devant, je vais parler maintenant ». Non, il parle tout le match ».

Pour l’heure, Joel Embiid ne s’est pas trouvé de concurrent de son envergure à son poste en terme de trashtalking. Sa prochaine étape dans le domaine sera de se servir de ses distinctions, individuelles et collectives, pour continuer à alimenter sa collection de vannes tranchantes.

« L’an dernier, j’ai senti que j’en étais arrivé à un point où j’étais dans le Top 10 des meilleurs joueurs NBA. Cette année, avec le départ que j’ai eu et ce qui se passe en ce moment, je dirais, oui, Top 4 ou Top 5. Je suis le meilleur pivot de la ligue. Mais ce n’est pas quelque chose qui me préoccupe. Ce qui me motive, c’est de gagner des matchs, emmener mon équipe en finale NBA, me battre pour le titre et être le meilleur joueur dans cette ligue ».

Joel Embiid Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2016-17 PHL 31 25 46.6 36.7 78.3 2.0 5.9 7.8 2.1 3.6 0.9 3.8 2.5 20.2
2017-18 PHL 63 30 48.3 30.8 76.9 2.3 8.7 11.0 3.2 3.3 0.6 3.7 1.8 22.9
2018-19 PHL 11 34 48.8 30.4 80.7 2.3 10.3 12.6 3.6 3.7 0.2 2.7 2.2 28.4
Total   105 29 47.9 32.4 77.8 2.2 8.0 10.2 2.9 3.5 0.7 3.6 2.0 22.7

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