Fonds limités, actions fragmentaires

Le Maroc a présenté, à Libreville, le rapport sur la coordination et les liens intersectoriels santé-environnement en Afrique. Ce rapport présenté par Amal Lemsioui, chef de service Santé-environnement au sein du secrétariat d’État chargé du Développement durable, a relevé un déficit de coordination à tous les niveaux entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’ONU-Environnement, les gouvernements, la FAO, le secteur privé et les organisations non gouvernementales. Les interventions restent «fragmentaires» et les fonds «limités», a déploré la responsable marocaine contrairement à la Déclaration de Libreville, adoptée en 2008 par 52 États africains. Les pays d’Afrique s’étaient alors engagés à mettre en œuvre 11 actions prioritaires, dont la nécessité d’équilibrer entre les ressources budgétaires nationales et les programmes intersectoriels de santé et d’environnement.
Dix ans plus tard, cette mesure tarde à venir. «Pour des millions d’Africains, l’environnement peut rendre malades et même tuer. Avec le changement climatique, il est fort probable que la situation empire. Nous devons inverser cette tendance de toute urgence», a déclaré Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique lors de cette troisième Conférence interministérielle qui a pris fin hier à Libreville. Selon l’OMS, qui organise cette conférence avec l’ONU-environnement, 23% des décès enregistrés en Afrique sont dus à la dégradation de l’environnement. «C’est la proportion la plus élevée de toutes les régions du monde par habitant», précise l’OMS. 

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