Financement de la filière équine: Jean Arthuis préconise de réformer le PMU

Intitulé “Filière équine: vision et propositions pour un nouveau souffle, le pari de reconquérir le grand public“, le rapport a été rédigé dans le cadre d’une mission confiée en avril dernier par le Premier ministre. L’eurodéputé Jean ArthuisArthuis y tire la sonnette d’alarme sur une filière équine “en souffrance“, alors que sa principale source de revenus, les paris hippiques,
subit “une érosion continue des mises” et est confrontée à une “population de turfistes
vieillissante”
.
  
Les courses hippiques concentrent la majorité des flux financiers (90%) de la filière équine, pour seulement 18% des chevaux. Le PMU, qui commercialise les paris sur les courses de chevaux, a un statut de Groupement d’intérêt économique (GIE) et est constitué d’une soixantaine de sociétés de courses dont France Galop.
    

Un message brouillé adressé aux parieurs

Pour M. Arthuis, ancien ministre de l’Economie et des Finances de 1995 à 1997, la stratégie du PMU de “se lancer dans une multiplication des jeux” pour conquérir de nouveaux clients “a brouillé le message adressé aux parieurs“, et l’ouverture à la concurrence du jeu sur internet ne lui a pas non plus “permis de trouver un relais de croissance par le pari hippique en ligne”.
    
Il préconise “une impérative réforme du fonctionnement de l’organisation du PMU“, via “l’abandon du modèle du GIE et la transformation en société anonyme“, un statut qui “pourra lui permettre d’accéder plus facilement aux financements nécessaires à sa modernisation et à son développement“.
    

L’exclusivité des paris

M. Arthuis souligne que “le droit exclusif d’organiser les paris hors hippodrome et en ligne, serait cédé au PMU pour une durée déterminée, en contrepartie de la prise de participation majoritaire de l’Etat dans le capital de ce dernier“.
    
Il estime également que le PMU “clarifierait son image en se recentrant sur son coeur de métier hippique” et en “abandonnant sans plus tarder ses activités de pari sportif et de poker en ligne“. En juin dernier, la cour des Comptes avait également estimé qu’une “évolution du statut” du PMU “pourrait être envisagée, pour l’adapter à la nature commerciale de son activité“.

Les détails du rapport de Jean Arthuis avec Catherine Berra 
 

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