« Fahrenheit 11/09 » : Michael Moore rhabille Trump pour l'hiver

« Fahrenheit 11/09 » : Michael Moore rhabille Trump pour l’hiver

Notre avis :


65


Immanquable

Résumé : Peu importe ses défauts, “Fahrenheit 11/09” n’en est pas moins un des documentaires les plus nécessaires jamais réalisés.

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Comment en est-on arrivé là ? Onzième documentaire signé Michael Moore, Fahrenheit 11/09 tente de résoudre le mystère de la présidence Trump. Nous l’avons vu pour vous

Quel est le point commun entre un des plus grands drames de l’histoire moderne et l’accession au pouvoir d’un ancien magnat de l’immobilier ? A en croire Michael Moore, trois chiffres : 9-1-1. Deux ans après qu’une minorité d’Américain a élu Donald Trump, le documentariste peint non seulement un portrait sans concession du président des États-Unis, mais s’interroge également sur le pourquoi de son accession au pouvoir. Dépeint comme un misogyne raciste et sans scrupule, le pseudo homme politique tiendrait davantage d’un enfant capricieux prêt à virer tout individu qui s’opposerait à lui, que du dirigeant de la première puissance mondiale. La faute à qui ? A Rick Snyder.

Sénateur de l’état du Michigan, Snyder serait selon Moore le principal responsable de la pollution de la rivière Flint, rendant de ce fait l’eau de la ville du même nom impropre à la consommation. Principales victimes de cette contamination : les Afro-Américains. S’il peut échapper à la prison en faisant du nettoyage ethnique, pourquoi Trump arrêterait-il de diaboliser les migrants, critiquer les médias etc. ?

S’il est vrai que Fahrenheit 11/09 ne soulève que peu de problématiques véritablement nouvelles, la propension de Michael Moore pour le grand spectacle – et le manque d’objectivité – en fait un documentaire doux-amer désespérément plaisant… et ce malgré sa fâcheuse tendance à s’éparpiller. Loin d’être un exposé putassier des excès de Donald Trump, il aborde un nombre si important de problèmes sociétaux qu’il risque de perdre de nombreux spectateurs simplement curieux. Un format sériel aurait à coup sûr été préférable.

Peu importe ses défauts, Fahrenheit 11/09 n’en est pas moins un des documentaires les plus nécessaires réalisés non seulement par Michael Moore mais par la majorité de ses collègues documentaristes. Trump est devenu président à cause du peuple, et ne sombrera dans le puits sans fond de l’Histoire que s’il l’y pousse… un bulletin de vote à la fois.

Jessica Saval

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