Des véhicules électriques d'Autolib mis en vente en Sologne

La première vente aux particuliers des voitures électriques du service d’autopartage Autolib à Paris, arrêté fin juillet, va avoir lieu samedi à Romorantin* (Loir-et-Cher), organisée par un garage local.

Cinquante voitures électriques vont être mises en vente au prix de 3 700 €, a confirmé le garage Caravec, qui s’attend à une certaine affluence en raison de la notoriété des voitures et du prix attractif. « C’est un prix unique pour des véhicules d’occasion tous différents quant à leur aspect, kilométrage… », indique le garage. Le garage n’a pas voulu confirmer si d’autres ventes auraient lieu ni les conditions de cette vente.

Chaque exemplaire mis en vente a été révisé et nettoyé. Et ces petites autos sont éligibles à la prime à la conversion de 2000 euros.

Rechargeables sur une prise classique

Depuis l’été environ 3 500 Bluecars ont été stockées dans les locaux de l’ancienne usine Matra de Romorantin sur les 4 000 que comptait Autolib.

Selon la Nouvelle République, la plupart de ces Bluecar ne seront pas détruites mais remises en service ailleurs ou mises en vente. « Cela n’a rien à voir avec une voiture thermique, il n’y a pas de distribution, pas de turbo, pas de pompe à eau, explique Charlotte Cavarec, la garagiste co-organisatrice de la vente. Comme entretien, ce n’est pas lourd, il y a les pneus, les freins et la batterie peut faire plus de 400 000 km. » La voiture se recharge sur une prise classique et a une autonomie de 250 km d’autonomie en ville et 150 km hors agglomération.

Jusqu’à 150 000 abonnés

Ces petites voitures, dessinées par le styliste italien Pininfarina, avaient été mises à la disposition des Parisiens puis des franciliens en 2011 dans le cadre d’un accord entre le constructeur, une société du groupe Bolloré, et un syndicat mixte composés de 103 communes franciliennes.

Au plus haut de son fonctionnement, Autolib comptait 150 000 abonnés mais a dû faire face à un changement des façons de se déplacer, avec les vélos électriques, les VTC et la location de véhicules privés. Sans compter son image dégradée et ses voitures souvent sales.

Le syndicat intercommunal avait résilié ce contrat en juin dernier. Le réseau avait fonctionné jusque fin juillet. Depuis, le groupe réclame une indemnité de 235 millions d’euros, que le syndicat conteste.

Des services d’autopartage se sont depuis redéployés dans Paris et la région parisienne, mis en place par des constructeurs ou par des entreprises de louage à bas prix.

*Samedi 10 et dimanche 11 novembre de 10h à 17h, sur le parking de l’hypermarché Carrefour, Z.I. Plaisance, Avenue de Villefranche, à Romorantin-Lanthenay

S.C. avec AFP

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