À Madagascar, la présidentielle des revenants

À Madagascar, la présidentielle des revenants
D’après les premiers dépouillements, les anciens présidents, Andry Rajoelina (à gauche, le 7 novembre à Antananarivo) et Didier Ratsiraka (à droite, le 31 mai dans la capitale), sont au coude-à-coude avec chacun 40 % des voix environ. MARCO LONGARI/AFP

REPORTAGE – Après un demi-siècle de crises politiques à répétition, Madagascar semble enfin tenir une élection présidentielle apaisée et inclusive. Le 7 novembre, plus de la moitié des dix millions d’électeurs inscrits ont voté dans le calme.

Envoyé spécial à Antananarivo

Le risque de fraude était réel avant l’élection. Voilà pourquoi des observateurs avaient été envoyés sur place par l’Union européenne, qui donne chaque année plus de 600 millions d’euros à la Grande Île (dont le produit national brut dépasse à peine les 10 milliards). Mais la meilleure mesure antifraude est venue des grands partis politiques malgaches eux-mêmes, qui ont doté leurs assesseurs de smartphones, afin qu’ils photographient tous les procès-verbaux, pour les envoyer ensuite par WhatsApp à leur quartier général.

Très déçu par les premiers résultats, qui ne lui donnent pas plus de 5 % des suffrages, le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, a dénoncé le 9 novembre des «irrégularités». Le chef des observateurs de l’Union européenne, Christian Preda, lui a, indirectement mais sévèrement, répondu lors d’une conférence de presse tenue à Antananarivo le même jour: «Je serais aussi content de voir des candidats qui reconnaissent leurs …

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