Pour la sortie de son nouvel album « Phœnix », Soprano se confie à La Dépêche

Soprano revient ce vendredi avec un nouvel album, Phœnix, suivi d’une tournée qui passera par le Zénith de Toulouse le 17 mars 2019. Le chanteur a plus que jamais à cœur de défendre une musique qui positive.
Après le triomphe d’Everest, vendu à 800 000 exemplaires et accompagné par une tournée à guichets fermés (700 000 billets écoulés), le nouvel album de Soprano a tout d’un défi à relever. En 16 chansons qui sont autant de chroniques tendres ou plus dures, généralement sur des rythmiques sautillantes, l’artiste marseillais veut témoigner mais sans jamais s’appesantir sur un quotidien parfois difficile à supporter. L’existence est compliquée ? Certes mais, répète-t-il, « tant qu’y a de la vie, y’a de l’espoir » (Renaissance) pour les hommes comme lui qui ont « toujours des rêves de gamin » (Cantare) et estiment que, oui, « la vie est un miracle ». A 39 ans, l’ex-rappeur au physique encore adolescent a des airs de sage. Sans longue barbe, toujours avec le sourire.
Johnny décédé, vous êtes le poids lourd de la maison Warner, côté ventes de disques et tournées. Est-ce difficile à porter ?
Cela me touche de voir le chemin parcouru, dans le cœur du public, par les artistes de la musique urbaine. C’est une fierté d’être aujourd’hui respecté. Le succès a un intérêt : il me permet de faire des shows plus conséquents.
Le succès vous a-t-il changé ?
Non. Je fais tout pour rester moi-même afin de donner le meilleur. Quand les gens m’arrêtent dans la rue, ils me disent : « surtout ne change pas ! » Je n’en ai pas l’intention. Je veux continuer de parler du quotidien des gens, de sentiments et d’émotions.
Dans « Encore une soirée », vous évoquez le risque de la paranoïa. Comment luttez-vous contre cela ?
J’ai vu beaucoup d’artistes qui ont connu un très gros succès avant de perdre pied. Moi, je travaille avec les mêmes personnes depuis… la sixième. Ce sont des garde-fous face aux nouveaux amis qu’amène inévitablement le succès. L’essentiel de ma vie, c’est ma famille, mes enfants. Quand des problèmes se posent professionnellement, je fais tout pour relativiser ; pour les régler de façon terre à terre.
Comment expliquez-vous la pérennité de votre entourage ?
Quand tu vis dans les quartiers, beaucoup de gens sont dans le mode : le système ne veut pas de nous. Or, on peut changer les choses en agissant nous-même. C’est ce qu’on a fait en suivant des formations, en montant des structures. On a progressé. On a appris de nos erreurs et de celles des anciens. L’équipe Soprano, c’est comme une colo : on rigole beaucoup mais question boulot, on reste concentrés.
Toutes vos chansons véhiculent un message positif. Pourquoi un tel optimisme ?
Ces quatre dernières années, j’ai perdu beaucoup d’amis, de maladie, dans des accidents. J’ai pris conscience que la positivité est l’oxygène de la vie. Nous sommes tous des phénix : on peut toujours renaître de nos cendres. La pochette de l’album résume mon sentiment avec ce petit qui garde espoir au milieu de rien.
Album « Phœnix », sortie vendredi 9 novembre (Rec 113/Parlophone/Warner). En concert au Zénith de Toulouse dimanche 17 mars 2019 à 18 heures. Tarifs : de 36 € à 54 €. Tél.05 34 31 10 00 (www.box.fr).


Le 20 octobre, Bigflo & Oli chantaient à Marseille. Soprano les a rejoints sur scène (comme il l’avait fait au Zénith de Toulouse, au printemps) pour chanter un des ses titres. « On voulait faire une surprise au public, explique Soprano. Je suis arrivé après une chanson très lente et on a lancé mon tube Cosmo en disant : Il faut qu’on vous réveille un peu ! C’était la fête. »
Soprano connaît les frérots toulousains depuis longtemps : « Lors de notre première rencontre, ils devaient avoir 14 ans. Ils sont venus à Marseille avec leur père dans notre studio. Déjà, ils essayaient de se casser la tête pour trouver des thèmes… et rester positifs. Leur succès est plus que mérité. » Echange de bons procédés : c’est Flo (Florian Ordonez) qui a assuré la production artistique de la chanson « Plan B » de Soprano.
Et ce dernier figurera sur le prochain album des Toulousains, La vie de rêve, annoncé le 23 novembre chez Polydor/Universal. « J’ai mon petit couplet dans une chanson. J’en ai écouté trois nouvelles, c’est énorme ! Ils sont partis pour une année de concerts l’an prochain. »

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