Politique. L'opposition dénonce « l'année folle » du maire

Pour Laurence Vignon, Mathieu Stervinou, Brigitte Le Cam, Gilbert Gramoullé et Piero Rainero (absent sur la photo) : « Ludovic Jolivet se fâche avec tout le monde. L’actualité est rythmée par les crises ».
Pour Laurence Vignon, Mathieu Stervinou, Brigitte Le Cam, Gilbert Gramoullé et Piero Rainero (absent sur la photo) : « Ludovic Jolivet se fâche avec tout le monde. L’actualité est rythmée par les crises ».

À la veille d’un conseil municipal où le dossier des halles va probablement ressurgir, l’opposition socialiste, LREM et communiste a choisi, ce mercredi, de monter au créneau pour rembobiner l’année 2018 du maire, fustigeant ses postures « clivantes » qui font se succéder les crises au détriment des projets.

« L’année folle de Ludovic Jolivet ». Gilbert Gramoullé, porte-parole de l’opposition socialiste, a le sens de la formule choc. Selon lui, les choix du maire tout au long de cette année 2018 « n’ont conduit qu’à des impasses ». Il débute son inventaire par « le feuilleton des halles. Il y a un an, il annonce qu’il va les raser, qu’il ira jusqu’au bout. Puis il parle et reparle d’un référendum. Sur quelle question ? Quel périmètre de votants ? Quand ? », énumère le conseiller municipal, qui rappelle que son groupe est toujours opposé à la démolition. « Si nous revenons aux affaires, les halles ne seront pas rasées », promet-il.

Pour lui, le courrier de la Drac, promettant des fouilles limitées dans le temps, n’est qu’un aspect de la question : « Que va décider l’architecte des Bâtiments de France, dont il doit aussi tenir compte ? », questionne-t-il, révélant qu’il serait, selon ses informations, contre le projet de démolition. « C’est la confusion totale, le maire est prêt à faire volte-face, parce qu’il a peur de perdre les élections. Pendant ce temps, le projet prend du retard et est reporté ». Laurence Vignon pointe « une gestion par à-coups ».


« L’extravagante histoire de l’eau »


Gilbert Gramoullé extrapole à la Cornouaille, où les projets n’avanceraient pas plus, selon lui, « car l’actualité est rythmée par les crises ». En premier lieu, « l’extravagante histoire de l’eau, dans laquelle Ludovic Jolivet s’est enfermé seul ». Pour un résultat lourd de conséquences selon l’élu d’opposition : « Un service environnement détruit, stupéfait, des agents suspendus, tout le personnel de QBO et de l’hôtel de ville inquiet, ainsi qu’un vice-président, Alain Decourchelle, qui a démissionné alors qu’il n’avait rien à se reprocher ».

Pour l’opposition, ces quelques exemples mettent en lumière un maire qui divise pour régner : « Il se fâche avec tout le monde. Il est en conflit, au sein de QBO, avec Jean-Hubert Pétillon, son premier vice-président chargé des finances, car il a choisi d’absorber Briec plutôt que de co-construire un partenariat ». Résultat : « Il met en danger le pôle métropolitain. Les autres communautés de communes sont plus que méfiantes dans une période où il faut au contraire porter les chantiers d’avenir de la Cornouaille ».


« Quelque chose de très agressif dans ses façons de faire »


Brigitte Le Cam (LREM) pointe « une gouvernance verticale, qui n’est plus en phase avec l’époque, et un problème de méthode ». Le pôle d’échanges multimodal de la gare est cette fois pris pour exemple : « On s’est pris dans les dents six-sept ans de retard. Nous sommes la voiture-balai de la Bretagne. Or, dans le traitement des mobilités, c’est un élément basique ». Le nouveau réseau Qub n’est pas non plus satisfaisant selon elle : « On voit toujours des parents mécontents. Il faut des propositions de transport en commun qui tiennent la route.

Tous ces critiques pour en venir aux débats lors des conseils municipaux et communautaires : « Ils sont devenus inexistants. Les assemblées sont des chambres d’écho. C’est la stratégie de la tape dans le dos. Il n’y a que des intérêts particuliers. On a perdu le fil de la collectivité ». Ils déplorent une gouvernance « brutale : il y a quelque chose de très agressif dans ses façons de faire ». Laurence Vignon et Brigitte Le Cam estiment même que cet aspect est exacerbé à l’égard des femmes politiques : « Sous couvert d’un bon mot, on peut se faire insulter. Il y a un problème d’attaques personnelles pour disqualifier la personne plutôt que de parler du fond. À cet égard, Ludovic Jolivet ne représente pas Quimper ».

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