"Les regards sont aujourd'hui un peu plus vers nous" : le rugby féminin en excellente santé

Alors que les hommes enchainent les mauvais résultats, les femmes du rugby français brillent de plus en plus et acquièrent une meilleure popularité.

D’un côté, le XV de France de rugby masculin, en panne de victoires depuis plusieurs années, qui entame samedi 10 novembre sa tournée d’automne au Stade de France, face à l’Afrique du Sud. De l’autre, les Françaises, qui brillent ces dernières années, démarrent leur saison par deux tests face à la Nouvelle-Zélande, avec le premier vendredi 9 novembre.

En mars dernier, les rugbywomen françaises ont remporté le Tournoi des Six Nations en réussissant le grand chelem. Une performance qui suivait un beau parcours en Coupe du monde, achevée à la troisième place. La capitaine des Bleues, Gaëlle Hermet a senti ces derniers mois que le rugby féminin français avait changé de dimension : “Suite au grand chelem, on a eu pas mal d’engouement et notamment au niveau médiatique. C’est vraiment très valorisant et c’est aussi ce qu’on veut, que la pratique du rugby féminin ne cesse d’augmenter d’années en années.”

La Fédération Française de Rugby compte désormais autour de 20 000 joueuses licenciées, un chiffre qui a doublé en huit ans. Les audiences sont très bonnes : près d’un million de téléspectateurs ont suivi le Pays de Galles/France de mars dernier. Le rugby féminin français est dans une dynamique vertueuse. Pour l’entraîneuse des Bleues Annick Hayraud, c’est aussi en raison du jeu pratiqué, moins frontal que celui des garçons : “Par rapport aux garçons où on parle de violence, de combat, je crois que quand les gens nous regardent, ils n’ont pas cette image-là. Donc c’est pour ça que les regards sont aujourd’hui un peu plus vers nous.”

À nous aussi de faire en sorte que notre jeu continue d’évoluer, que ce soit un jeu qui ait toujours beaucoup d’intensité, de rythme, d’évitement, je crois que ça plaît vraiment au grand public.Annick Ayraud, entraîneuse des Bleuesà franceinfo

Vendredi soir, le public du stade Mayol de Toulon va assister à une première : jamais, dans leur histoire, les Bleues n’ont joué à domicile face aux redoutables néo-zélandaises, championnes du monde en titre.

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