Dassault Aviation renonce à l'appel d'offres du Canada

Une question de service de renseignements

Dassault Aviation espérait séduire la Défense canadienne avec son Rafale. Finalement, le géant français de l’aéronautique a décidé de se retirer de l’appel d’offres du Canada, qui souhaite acquérir 88 avions de combat. La nouvelle a été rendue publique hier lors d’une conférence de presse par Thierry Carlier, le directeur du développement international de la direction générale de l’Armement. Le responsable de la DGA a précisé qu’un « certain nombre de conditions n’étaient pas remplies», un contexte qui rendait cet appel d’offres moins intéressant pour Dassault Aviation. La France est parvenue à cette conclusion après plusieurs échanges avec les autorités canadiennes. L’origine du désaccord serait la non-appartenance de la France à l’alliance de services de renseignement du Canada, des États-Unis, de l’Australie, du Royaume-Uni et de la Nouvelle-Zélande (« Five Eyes »), qui aurait compliqué la collaboration avec les autorités américaines.

Airbus toujours dans la course

Suite au retrait de Dassault Aviation, quatre concurrents sont toujours en lice pour décrocher le contrat, dont le montant devrait osciller entre 15 milliards et 19 milliards de dollars canadiens, soit 10 à 13 milliards d’euros. Airbus, qui participe au consortium britannique Eurofighter (Airbus Defense and Space), espère que le Canada choisira la Grande-Bretagne, membre de l’alliance des « Five Eyes ». Eurofighter devra encore batailler contre deux Américains, Boeing et Lockheed Martin qui s’est uni à Pratt & Whitney, et contre le Suédois Saab AB. Le nom du constructeur sélectionné sera dévoilé fin 2021 ou début 2022, pour une première livraison en 2025.

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