Nantes: Les quatre comportements à éviter pour échapper aux gros embouteillages

Des embouteillages en centre-ville de Nantes — F. Elsner/ 20 minutes

  • Les temps de parcours des automobilistes augmentent dans la région nantaise, en raison d’une hausse de la population et du trafic routier.
  • La situation est particulièrement délicate à certains horaires et endroits, indique l’Auran.

Même avec Waze et les meilleurs raccourcis du monde, il est souvent difficile d’y échapper. Comme dans la majorité des grandes agglomérations, les embouteillages font partie du quotidien des automobilistes nantais.

Les temps de parcours seraient même de plus en plus longs à certaines heures, en raison d’une augmentation de la population et du trafic routier, rapporte une étude que vient de publier l’agence d’urbanisme de la région nantaise (Auran). Basée sur les données réelles de Google maps, on en a sorti les comportements à éviter, dans la mesure du possible, et si vous ne voulez absolument pas laisser votre auto au parking.

Prendre sa voiture le mardi entre 8 heures et 8 h 30

C’est le jour et le créneau horaire où les temps de parcours vers le centre de Nantes sont les plus longs. Selon l’Auran, à 8 heures, un automobiliste de l’agglo mettrait en moyenne quarante-sept minutes pour rejoindre le centre-ville. Avec un total de 20 minutes perdues dans les embouteillages ! Si vous prenez tout de même la route le mardi, il est recommandé de partir avant 7 h 30 ou après 9 heures. Le deuxième jour de la semaine le plus encombré est le jeudi.

Quitter le boulot à 17h30 le vendredi

C’est le moment critique pour rentrer chez soi du centre de Nantes, même si le bazar commence en fait dès 16 heures. Selon l’étude, s’il faut en théorie vingt-sept minutes en moyenne pour rejoindre en voiture une autre commune de l’agglo, ce temps monte à quarante-trois minutes en raison de la congestion. La situation dépend notamment des départs en week-end, liés à la météo ou aux jours fériés. « Les heures de pointe sont liées au rythme de travail, réagit Bénédicte Levionnais, à la direction générale des déplacements de Nantes Métropole, qui ne se dit pas surprise par cette étude. Le lundi, une partie de la population ne travaille pas. Mercredi et vendredi, on pose davantage de RTT ».

Habiter le sud-Loire

Sur ces deux périodes compliquées, un constat ressort : les habitants des communes du sud-Loire, pourtant plus proches du centre, galèrent beaucoup plus que les autres. Si leurs temps de parcours sont en théorie moins longs, ils passent cependant davantage de temps dans les bouchons (89 % de temps en plus, contre 67 % pour le nord-Loire). Le mardi matin par exemple, il faut trente-trois minutes pour faire un Bouguenais-Nantes, contre quatorze sans circulation… Soit la même durée que pour venir d’Orvault (vingt-trois minutes sans). « On sait qu’il faut se pencher sur la question des franchissements », réagit Bénédicte Levionnais. Deux études sont en cours : l’une avec la région pour désengorger le pont de Cheviré, l’autre pour le doublement du pont Anne-de-Bretagne.

Aller au forum d’Orvault

L’agence d’urbanisme de la région nantaise a dressé une liste de points noirs, sur la base de 16 lieux fréquentés (l’étude ne s’intéresse pas dans le détail au périphérique). Mardi matin ou vendredi soir, c’est sur le chemin du forum d’Orvault que vous perdrez le plus de temps : une quarantaine de minutes contre vingt-trois si vous étiez seuls sur la route. Le mardi matin, ça bouchonne sévère autour des facultés (trajet rallongé de vingt-trois minutes). Comptez vingt minutes pare-chocs contre pare-chocs pour vous rendre à Beauséjour, Atlantis, place du Cirque ou à la gare…

La voiture, toujours privilégiée

Alors que Nantes Métropole va bientôt voter son nouveau plan de déplacement urbain, cette étude pointe « une légère baisse de l’usage de la voiture qui n’est pas suffisante pour diminuer le nombre de véhicule circulant ». En 2015, l’automobile non partagée représentait 43 % des déplacements dans l’agglo. La métropole voudrait descendre cette part à 27 % en 2030, et que le vélo atteigne 12 % (3 % actuellement) notamment en développant les zones apaisées. « 40 % des déplacements de moins de 3 km se font en voiture, alors qu’ils pourraient être faits autrement », conclut Bénédicte Levionnais.

Leave a Reply

avatar
  S’abonner  
Notifier de