VIDEO. Paris: C’est quoi cet arbre sous lequel il pleut?

L'Arbre de pluie, le projet urbain des frères Bertin, située au square Schwartzenberg à Paris 10e, le 11 juillet. — A.B./ 20 Minutes

  • L’eau jaillit de L’Arbre de pluie lorsqu'on lui crie dessus.
  • Des parapluies sont mis à la disposition du public.
  • Le projet a été conçu par Antoine Bertin, artiste sonore, et Clément Bertin, architecte.

Tout frais et tout mouillé sous la chaleur de l’été. Clément et Antoine Bertin se présentent enjoués pour l’inauguration de leur dernier projet urbain, L’Arbre de pluie. Une installation qui prend ses racines dans le square Schwartzenberg situé dans l'un des lieux les plus chauds de la capitale, le 10e. Le tulipier de Virginie, un arbre originaire des Etats-Unis, fait tomber la pluie lorsqu’il détecte un cri quand le niveau sonore est suffisant. Les enfants qui affluent et chantent en chœur l’ont vite compris. Un mélomane tente même l’expérience avec un harmonica après s’être abrité sous un parapluie, mis à la disposition du public.

« C’est la partie amusante » du projet, lance Antoine Bertin dont le but est « d’assimiler certaines nuisances sonores dans la ville ». L’expérience est ludique et conçue comme un îlot de fraîcheur en plein milieu urbain. Le concept ? « Une fontaine hybridée avec un arbre qui devient support de jeux et de pluie », évoque Clément Bertin, architecte qui collabore avec son frère, Antoine, artiste sonore.

Clément et Antoine Bertin sous leur Arbre de pluie, le 11 juillet à Paris 10e.
Clément et Antoine Bertin sous leur Arbre de pluie, le 11 juillet à Paris 10e. – A.B./ 20 Minutes

Un tremplin intéressant pour les Bertin qui envisagent de créer un kaléidoscope issu de l’enregistrement des cris. L’Arbre de pluie, équipé d’un micro, capte les sons avant de les transmettre à un ordinateur. Celui-ci ouvre une vanne d’où jaillit l’eau.

Inspiré de l’Arbre Saint, Garoé

L’évocation de l’arbre n’est pas anodine pour le duo d’artistes qui travaille en osmose avec la nature et dont le travail s’articule autour du végétal dans la ville. Soucieux que « l’arbre ne soit qu'un ornement à Paris », le binôme a souhaité « créer un scénario interactif avec une foule autour de l’arbre ». Leur projet répond donc à une question environnementale. Ici, « l’arbre est au centre d’une communauté existante », s’extase Antoine Bertin. Planté entre l’école Léon-Schwartzenberg et la médiathèque Françoise-Sagan, là où le sol est minéral, les cordes vocales peuvent s’échauffer et les corps se rafraîchir.

De sa conception à sa création, L’Arbre de pluie a mis une année avant que la première goutte ne tombe. Les frères Bertin ont puisé leur inspiration dans l’épisode des bouches à incendie ouvertes, lors des pics de chaleur en Ile-de-France, mais surtout au travers du Garoé, un arbre fontaine qui a jadis existé, sur les îles Canaries. Pour remédier au manque d’ eau potable, les habitants de l’île s’approvisionnaient dans le lac formé au pied du Garoé qui captait l’eau dans l’air. L’Arbre de pluie a fait partie du projet FAIRE 2017 avant d’être lancé par le Pavillon de l’Arsenal à Paris. Ce prototype est la première version publique visible jusqu’à dimanche en vue d’une installation pérenne.

Square Schwartzenberg, 10e, jusqu’à dimanche, de 9 h à 21 h.

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