Les charges contre Stormy Daniels pour avoir «giflé» des policiers avec ses seins abandonnées

Stephanie Clifford, alias Stormy Daniels, le 16 avril 2018 à New York. — EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / AFP

Elle était accusée d’avoir « amené de force les têtes des clients contre sa poitrine et utilisé ses seins nus pour les gifler ». Jeudi, les charges contre Stormy Daniels ont finalement été abandonnées pour une raison technique, a annoncé son avocat Michael Avenatti.

La Némésis de Donald Trump, en litige judiciaire avec le président américain sur une somme versée pendant la campagne pour acheter son silence, effectuait un strip-tease au Sirens Gentlemen’s club, mercredi soir. Et selon le procès-verbal, elle aurait forcé des clients à faire du motorboating avec ses seins.

Sauf que dans l’Ohio, tout contact physique, même consenti, est interdit lors d’un strip-tease. Et que trois policiers en civil étaient présents dans le club. Ils se sont rapprochés de la scène après avoir observé l'« activité infractionnelle ». Et Stormy Daniels aurait alors reproduit des gestes similaires sur deux policiers, dont une femme, selon les autorités. L’actrice de films X s’est ensuite rapprochée d’un troisième membre des forces de l’ordre. Le document de police décrit alors des « attouchements » sur le « fessier » et la « poitrine » puis une répétition de gestes similaires à la performance pratiquée sur les deux précédents policiers.

« Un coup monté », selon son avocat

Les charges ont été abandonnées car la loi ne s’applique qu’aux personnes qui apparaissent « régulièrement » sur la scène d’un club de l’Ohio, ce qui n’est pas le cas de Stormy Daniels.

Son avocat, Me Avenatti, avait livré une version différente des faits, décrivant plusieurs policiers « infiltrés », « demandant » à être touchés. « La police a mis en place un piège au sein du club de strip-tease », a-t-il estimé dans une interview à la chaîne MSNBC.

Stormy Daniels, dont le vrai nom est Stephanie Clifford, tente d’obtenir en justice l’annulation d’un accord signé en 2016, pour lequel elle a touché 130.000 dollars en échange de son silence sur la liaison qu’elle dit avoir eue avec Donald Trump en 2006. Cet accord de confidentialité a été passé juste avant l’élection, et c’est l’ancien avocat personnel de Trump, Michael Cohen, qui a versé l’argent. Le président américain a par la suite reconnu avoir remboursé son avocat, ce qui pourrait être interdit, selon la loi sur le financement électoral.

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