Bac 2018 : les résultats des candidats privés de calculatrice ne seront pas modifiés

Le rectorat de Lille avait convoqué, lundi, de nouveaux jurys de baccalauréat après la dénonciation d’un syndicat de la réévaluation, très à la hausse, des notes de certains candidats.

Le Monde | • Mis à jour le
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Par Caroline Pain

Présent lors des délibérations lundi, Vincent Perlot, du syndicat de professeurs SNES-FSU, déplore des problèmes d’organisation.

La décision a été prise après que le syndicat de professeurs SNES-FSU a dénoncé que les notes de ces candidats avaient été fortement réévaluées à la hausse sans que les correcteurs et les jurys aient été consultés. Une hausse destinée à compenser des « incidents » survenus pendant l’épreuve de physique chimie, quand des candidats au bac S de quatre lycées de l’académie s’étaient vus interdire l’utilisation de leur calculatrice programmable, alors que celles-ci étaient en réalité autorisées.

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« Qui aurait pris une telle responsabilité ? »

« Le rectorat a présenté ses excuses aux correcteurs et enseignants pour les dysfonctionnements, ce qu’ils ont apprécié, et il leur a permis de réévaluer les notes, explique Vincent Perlot, représentant académique du SNES-FSU. Mais c’était illusoire de penser que les correcteurs allaient retirer les notes. Qui aurait pris une telle responsabilité ? Ce n’est pas aux élèves de payer les frais de ces dysfonctionnements. Nous nous demandons pourquoi il n’a pas été décidé de suspendre l’annonce des résultats quand le problème a été révélé. »

Présent lors des délibérations, lundi 9 juillet, M. Perlot déplore des problèmes d’organisation : « Les jurys n’avaient pas les dossiers scolaires, les relevés de notes, beaucoup ont été exaspérés de voir le décalage entre les bonnes intentions et les faits. » Les relevés de notes des candidats concernés sont donc finalement restés inchangés.

« Il aurait fallu que les notes proposées soient partagées auprès des correcteurs. Nous comprenons tout à fait qu’ils aient été insatisfaits », reconnaît Mme Cabuil, qui a demandé un rapport d’incident précis du déroulé des événements, pour « faire le point de ce qu’il s’est passé et en tirer les conséquences ».