Afrique du Sud : le vice-président Ramaphosa succède à Zuma à la tête de l’ANC

A deux ans d’élections cruciales pour l’avenir du Congrès national africain et du pays, Cyril Ramaphosa succède au très contesté Jacob Zuma.

M. Ramaphosa a remporté 2 440 voix, contre 2 261 à sa seule rivale, l’ancienne présidente de l’Union africaine (UA) et ex-épouse de M. Zuma, Nkosazana Dlamin Zuma, selon les résultats proclamés devant la conférence de l’ANC réunie à Johannesburg.

Soutenu par les milieux d’affaires et les centres urbains, le vice-président, militant anti-apartheid de la première heure, semblait se préparer au poste depuis sa tendre enfance.

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Négociateur aux côtés de Mandela

Ancien syndicaliste féroce, négociateur de la transition démocratique aux côtés de Nelson Mandela, il était le dauphin préféré de l’icône sud-africaine, avant d’être doublé dans les années 1990 par Thabo Mbeki.

Cet échec l’avait conduit à quitter l’ANC et la vie politique un temps, pour mieux y revenir. Un détour par le secteur privé l’a rendu millionnaire — en 2015, sa fortune était estimée à 378 millions d’euros par le magazine Forbes.

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Miraculeusement épargné par les scandales qui touchent le chef de l’Etat, le vice-président, érigé en chef des frondeurs, ne retenait plus les coups contre M. Zuma. « Notre mouvement va mal, le pays va mal. Nous avons beaucoup de ressources, mais plusieurs mauvaises personnes sont à des postes clés », avait-il notamment déclaré.

Figure rassurante, Cyril Ramaphosa semblait le plus à même de rassembler et de faire revenir les déçus de l’ANC dans l’escarcelle du parti.