VIDEO. Golshifteh Farahani se sent «comme un petit haricot vert à Annecy»

La réalisatrice Nora Twomey et l'actrice Golshifteh Farahani (à dr.) au Festival d'Annecy — S.LEBLANC/20MINUTES

  • Golshifteh Farahani défend les couleurs de « Parvana, une enfance en Afghanistan » au Festival d’Annecy.
  • Elle assure la voix française d’une héroïne de dessin animé qui doit renoncer à sa féminité pour exister…
  • A l’issue de la projection, l’émotion de l’actrice franco iranienne était palpable.

« Je me sens ici comme un petit haricot vert ». Golshifteh Farahani veut dire qu’elle est heureuse d’être à Annecy, pour ressentir la ferveur du public malgré le fait qu’elle soit invisible à l’écran. L’actrice franco-iranienne assure la voix française de la jeune héroïne de Parvana, une enfance en Afghanistan, mais on ne l’entend pas. Festival international oblige, le film de l’Irlandaise Nora Twomey est projeté à Annecy dans sa version originale anglaise.

Il n’empêche qu’il était important que la comédienne soit là, en chair et en os, comme sa voix le sera le 27 juin à la sortie de Parvana​ sur les écrans français. Pour la force de son témoignage et les quelques larmes vite réprimées avant qu’elles ne coulent sur son doux visage.

Renoncer à sa féminité pour sortir dans la rue

« Comme Parvana le fait à Kaboul quand son père est arrêté et qu’elle doit trouver le moyen de faire vivre sa famille, je me suis moi aussi coupé les cheveux à Téhéran », se rappelle Golshifteh Farahani. En Iran sous l’ayatollah Khomeini comme dans l’Afghanistan des talibans, renoncer à sa féminité en se faisant passer pour un garçon est « le seul moyen de sortir seule dans la rue ».

« Au moment du doublage, on a du s’arrêter plusieurs fois tellement ce que je voyais me paraissait juste et proche de ce que j’avais connu, explique Golshifteh à 20 Minutes. J’étais submergée par l’émotion ». Comme celle qui l’a saisie de nouveau ce mercredi après-midi à Annecy.