L’université de Nanterre débloquée dans le calme après deux mois d’occupation

L’établissement était le dernier à faire l’objet d’une occupation de la part des étudiants dans le cadre de la protestation contre à la loi d’accès à l’enseignement supérieur.

Le Monde |

Vote à l’université de Nanterre pour le blocage illimité de l’établissement, le 15 mai.

Cette université de la banlieue ouest de Paris, qui compte 32 000 étudiants, était la dernière à être bloquée, après l’évacuation de Rennes-II à la mi-mai par les forces de l’ordre, et des semaines de contestation débutée en mars d’opposants à la nouvelle loi d’accès à l’enseignement supérieur. Au plus fort de la mobilisation, quatre universités (sur 73) ont été bloquées et une dizaine de sites perturbés.

Intervention musclée des CRS

« Ils sont partis d’eux-mêmes, le bâtiment E est vidé et ça s’est bien passé, sans faire appel aux forces de police », a expliqué une source au sein de la présidence de Nanterre. « C’est le fruit d’un long dialogue », a-t-elle précisé, en soulignant que celui-ci donnerait lieu « à une consultation plus globale et participative sur l’avenir de l’enseignement supérieur, comme cela a été demandé par plusieurs membres de la communauté universitaire » ces derniers mois.

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L’université de Paris Nanterre était rentrée de plain-pied dans la contestation anti-loi ORE – la loi Orientation et réussite des étudiants votée début 2018, qui a modifié les modalités d’accès aux filières non sélectives – après l’intervention musclée de CRS demandée par la présidence en avril. Celle-ci souhaitait voir évacuer ce même bâtiment E, estimant qu’il était occupé par des individus extérieurs à l’établissement.