VIDEO. Syrie: La défense aérienne abat des missiles au-dessus de Homs

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont procédé à des frappes aériennes en Syrie, le 14 avril 2018. — Hassan Ammar/AP/SIPA

L’agence officielle syrienne a affirmé que des missiles avaient été interceptés mardi par la défense aérienne dans le pays, trois jours après des frappes occidentales menées en représailles à une attaque chimique présumée qui fait l’objet d’une enquête de l’OIAC dont les enquêteurs sont attendus mercredi à Douma.

La défense aérienne syrienne « a abattu des missiles qui étaient entrés dans l’espace aérien au-dessus de la province de Homs » qui couvre le centre de la Syrie, a affirmé l’agence de presse officielle Sana. La télévision officielle syrienne n’a pas identifié l’origine des missiles mais a dénoncé une « agression ».

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’armée israélienne qui a déjà mené dans le passé des frappes en Syrie, a déclaré ne pas être « au courant d’un tel incident ». Et le Pentagone a démenti toute implication des Etats-Unis et de leurs alliés.

Les enquêteurs n’ont pas encore pu entrer à Douma

Cette annonce intervient trois jours après les frappes des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne contre des sites militaires du pouvoir de Bachar al-Assad, à la suite de l’attaque chimique présumée du 7 avril dans la ville alors rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas.

C’est à cette ville que les experts de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui ont entamé leur enquête dimanche, attendaient de pouvoir accéder pour enquêter sur cette attaque au gaz présumée. La Russie a affirmé que leur entrée avait été retardée en raison de « problèmes de sécurité », notamment en raison des routes devant être déminées. Elle a ensuite assuré que leur arrivée était prévue mercredi.

La mission de l’OIAC « n’a pas encore été déployée à Douma », a annoncé lundi à La Haye le directeur de l’organisation, Ahmet Uzumcu, lors d’une réunion d’urgence des Etats membres du conseil exécutif. La Syrie et la Russie ont invoqué des « problèmes de sécurité », a-t-il ajouté.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a nié toute mauvaise volonté, qualifiant les informations faisant état d’une « entrave » aux inspecteurs de l’OIAC de « sans fondement » et soulignant que la Russie était dès le début « pour une enquête impartiale ».