«Il n’y a pas de restaurant cannibale à Tokyo», l’ambassade japonaise aux Etats-Unis dément une fake news

Une activiste du groupe de défense des animaux Anima Naturalis dans une «barquette de viande», à Mexico le 20 mars 2015. — Eduardo Verdugo/AP/SIPA

Amateurs de viande humaine ou de – fausses – nouvelles avariées, passez votre chemin. L’ambassade japonaise à Washington vient d’apporter un nouveau démenti à une fausse information qui circule depuis des années sur Internet, concernant un prétendu restaurant tokyoïte où l’on pourrait s’adonner à ses penchants cannibales.

L’article en question, qui a connu diverses itérations ces dernières années, évoque l’ouverture d’un restaurant dans la capitale japonaise où les clients pourraient dévorer leur prochain pour des prix allant de 100 à 1.000 euros. Il fait état d’un touriste argentin, tout premier client de l’établissement, et d’une loi de 2014 qui autoriserait la consommation de chair humaine au Japon. Tout cela est évidemment faux, comme l’a confirmé Thomas Mattingly, un porte-parole de l’ambassade, à l’agence Associated Press.

Une mauvaise blague ? 

La fake news, parue ces derniers mois sur des sites intitulés Worldtruth.tv ou Steemit dans un anglais qui fait penser à une traduction automatique, serait dérivée d’un article sur le site satirique espagnol La Voz Popular paru en juillet 2016 et d’un poisson d’avril de la même année. Elle a déjà été « débunkée » à plusieurs reprises, notamment par le site Verne du quotidien espagnol El Pais, dont la déclinaison mexicaine avait sollicité un commentaire de la représentation japonaise au Mexique. Verdict de l’ambassade ? « Totalement absurde ».