La tournée de Laporte, des jeux à boire et des joueurs éméchés… Ce que l’on sait de la virée nocturne du XV de France

Le XV de France à Marcoussis.

Le XV de France à Marcoussis. — Michel Euler/AP/SIPA

Puisqu’on n’a pas pris part à la virée nocturne et agitée ders joueurs du XV de France sur le sol écossais, on ne sait pas (encore ?) vraiment ce qu’il s’est passé dans la nuit de dimanche à lundi dans les rues d’Edimbourg, en Ecosse, mais des éléments de réponses nous arrivent cependant au compte-gouttes. Mais que s’est-il donc passé après la défaite de la France face au XV du Chardon ?

L’annonce de la liste des 31 joueurs appelés sous les drapeaux pour le troisième match du tournoi des VI Nations, contre l’Italie le 23 février) à Marseille, a été repoussé de 24 heures par Jacques Brunel, le sélectionneur du XV de France, histoire de démêler le sac de nœuds de ce « boîte de nuit gate ».

A l’arrivée, neuf joueurs ont été exclus du groupe (enfin, huit, car la sortie d’Alexandre Lapandry est purement sportive) : Belleau, Lamerat, Picamoles, Danty, Lambey (tous les cinq ont été entendus par la police écossaise en qualité de témoin dans une affaire d’agression sexuelle), plus Thomas, Macalou et Iturria.

Selon les informations de L'Equipe, une quinzaine de joueurs et membres du groupe France est sortie boire un verre dans le centre-ville d’Edimbourg, le président Bernard Laporte ayant décidé de payer sa tournée (tout comme Picamoles, dont l’anniversaire avait eu lieu le 5 février). La suite est le résultat logique de l’addition bande de potes rugbymen + alcool au bar : selon le journal, un joueur du XV de France, « déjà entamé », commence à se montrer « lourd », ce qui provoque le départ de certains coéquipiers et sponsors de la FFR présents sur place.

La soirée se poursuit en boîte

Pour ceux qui sont restés, un agent de la Fédé' leur a donné le feu vert pour « aller boire un verre ». Sauf que ceux-ci ont fini en boîte et sont rentrés « très alcoolisés » à leur hôtel au petit matin. L’Equipe parle de jeux à boire au comptoir, d’un Geoffrey Palis s’ouvrant l’arcade en heurtant l’arrête d’une applique, et, globalement, d’un groupe de joueurs dans un état d’ébriété très avancé.

Pour ce qui est d’Arthur Iturria, qui s’est ouvert la lèvre et le nez dans la nuit, plusieurs versions circulent.

>> Une fois à l’hôtel, en voulant s’affaler sur son lit, le joueur se serait fracassé la tête sur sa tête de lit.

>> L’autre version évoquée par L’Equipe est celle d’une blessure subie en boîte de nuit.

Finalement, après cette nuit bien arrosée pour certains, la police décide d’entendre certains joueurs en qualité de témoins suite au dépôt d’une plainte pour « agression sexuelle » (plainte qui a depuis été retirée).

Si la police écossaise affirme n’avoir jamais entendu parler d'une quelconque bagarre impliquant des joueurs du XV de France, il est difficile pour l’heure de connaître le fin mot dans cette histoire. Mais une chose est sûre, l’image du XV de France (et de la FFR), déjà sacrément martyrisée depuis plusieurs mois, risque d’être encore un peu plus écornée.