Tour du monde: Stratosphérique, François Gabart pourrait en avoir fini dès ce week-end

Gabart file à toute allure sur l'autoroute des mers

Gabart file à toute allure sur l'autoroute des mers — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

L’insolence du génie de François Gabart n’en finit plus d’étonner. Parti le 4 novembre en quête d’un nouveau record du tour du monde à la voile sur son Macif de toute dernière génération, le skipper français devrait boucler le deuxième tour du monde de sa carrière dès ce week-end. Le premier ? C’était sur le Vendée Globe 2012-2013, qu’il avait remporté.

Son expédition automnale devrait donc connaître le même succès, et du premier coup. Le roi Midas des mers pourrait, selon les calculs, porter le record établi par Thomas Coville​ l’an passé à 43 ou 44 jours (contre 49). C’est complètement inhumain sachant que Coville avait lui-même détruit d’un peu plus d’une semaine la marque détenue précédemment par Francis Joyon.

Gabart ne se réjouit pas trop vite malgré tout

« C’est difficile de définir l’exceptionnel mais faire le tour du monde est quelque chose d’exceptionnel. J’en ai fait un dans ma vie, là c’est le deuxième, ça reste exceptionnel. Quand j’aurai 80 balais, je m’en souviendrai. Le temps, timing et la vitesse que je fais, ça, je ne m’en rendrai compte que quand je serai à terre », a relevé Gabart, qui reste méfiant, sans doute par superstition.

« Mes sensations ? De la concentration et de la méfiance et à la fois une espèce de bonheur, désir et fierté, latente qui a envie d’exploser et que tu contiens parce que ce n’est pas le moment. Je ne me réjouis pas trop vite, j’essaie de cacher ça derrière la concentration », a-t-il assuré.